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« Chéri, il faudrait sortir les décorations »

Fêtes et occasions spéciales image article
Revoici venir ce merveilleux temps de l’année où les enfants ET les parents apprennent la patience.
 
Les enfants, parce qu’ils ont hâte à Noël et les parents, parce que… les enfants ont vraiment hâte à Noël, justement.
 
De nos jours, ils l’ont facile, les enfants. Ils ne savent plus ce que c’est, attendre. Avec la technologie et avec notre propension à toujours les occuper, ils attendent de moins en moins souvent. Même dans les salles d’attentes, ils n’attendent pas; ils jouent.
 
Dès qu’ils démontrent trop d’impatience, c’est notre patience à nous qui flanche. Et quand on craque, la solution (trop) facile est de contourner le problème et de céder. Résultat : ils n’ont plus l’habitude d’attendre.
 
Mais il reste Noël. Ils ont beau brailler leur vie pour faire avancer Noël, ça restera quand même toujours le 25. Ou dans ce coin-là, pour ceux qui ont une fête élargie.
 
Par contre, s’ils ne peuvent pas faire arriver Noël plus vite, ils peuvent insister pour sortir installer l’ambiance le plus tôt possible. Si vous avez un enfant à la maison, il est fort probable qu’il vous ait déjà parlé du sapin, des lutins et de tout le tralala.
 
Un lutin, déjà? Par pitié, attendez un peu.
 
***
D’accord, on sort les décorations. Ça aussi c'est un bel exercice de patience.
 
C’est drôle mais pour les enfants, l’opération « décoration » est très simple. On demande et ça apparaît, point. Mais pour nous, c’est un peu plus complexe.
 
D’abord chercher les mille boîtes dans le fond du sous-sol. Chaque fois que j’assemble notre vieux sapin artificiel, j’envie les amateurs de sapins naturels. Mais comme on a opté pour le plastique il y a une décennie, il paraît qu’il faut que je le garde encore une autre dizaine d’années pour effacer son empreinte écologique…
 
Les décorations extérieures, c’est encore plus sérieux. Car voyez-vous, les gens peuvent les voir. Ce qui est à la fois le but et la crainte principale. On remarque souvent plus les décors ratés que les décors parfaits. Surtout ceux qui en font trop, dès le lendemain de l’Halloween.
 
Prendre l’échelle, grimper dans un arbre ou sur le toit de la maison, ça fait partie des classiques des fêtes. Ça et démêler des lumières de Noël et/ou chercher des rallonges. Mais que voulez-vous, il faut bien que quelqu’un l’installe, cette magie-là.
 
Comme chaque année, ce n’est pas dans les commentaires des voisins qu’on trouve notre motivation, ni même dans nos propres critiques. Ben non, le vrai sens de tout ça, on le trouve dans le regard de nos enfants, dès le premier « wow ».  Et on se rappelle aussi les petits papillons qui nous envahissaient en décembre, il y a si longtemps.
 
C’est du trouble. Mais pour illuminer leurs regards, ça en vaut la peine, y’a pas de doute.