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La tradition des cadeaux de Noël

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La tradition du don remonte aux Saturnales  chez les Romains, période pendant laquelle la terre est endormie et qu’on célèbre la fin d’un cycle. Celui qui mène la fête, c’est l’émule de Dionysos , le rigolo qui prend  la vie en riant, et qui est devenu, avec le temps, notre Père Noël.

Les premières étrennes

Le mot étrenne vient de strena, qui en latin signifie « présage ». Il semble que la coutume de recevoir des étrennes au début de la nouvelle année est introduite par le roi Tatius Sabinus qui, ayant reçu des branches de verveine coupées dans un bois sacré appartenant à la déesse Strenia (qui veillait sur la santé des gens), pensa que le geste était de bon augure!  Il autorisa ses courtisans à élargir cet hommage aux magistrats et autres gens dits "de qualité", chaque premier jour de l'année.

La verveine fut ensuite remplacée par des dattes, des figues, du miel ou des petits objets taillés dans du bois sacré, auxquels se sont ajoutés des chandelles, des poupées, des rubans. Sous les empereurs romains, l'usage des étrennes se généralise. Auguste accepte les cadeaux du peuple et achète des idoles d'or et d'argent dont il orne les temples; Tibère les refuse, mais son successeur Caligula les remet de nouveau à  l’honneur. Sous Jules César, les fonctionnaires se font offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et même les esclaves reçoivent des cadeaux de leurs maîtres. Les Romains décident finalement de dédier le premier jour de la nouvelle année à Janus

Pendant longtemps et dans de nombreuses civilisations indo-européennes, on offrait des sacrifices aux dieux pour célébrer le solstice d'hiver et afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu'ils veillent sur la fertilité des champs, mais en 587, le concile d’Auxerre   interdit le sacrifice des animaux pour le passage à la nouvelle année.

Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à Noël au jour de l'An se répand un peu partout dans la chrétienté et en occident.

Des oranges pour Noël

Jusqu’au début du XIXème siècle, les enfants reçoivent des oranges à Noël, parce qu’elles étaient luxueuses, rares et chères. Avec le temps, les oranges se sont transformées en friandises, puis en jouets de plus en plus sophistiqués.

Les fêtes avant Noël donnaient l'occasion aux enfants de parcourir les villages, allant de porte en porte en chantant pour recevoir des menus présents : fruits, sucreries, pièces de monnaie. Leur faire un don, c'était s'assurer une année prospère. 

La légende du bas de Noël

En Amérique, le traditionnel bas de Noël  remonte à la fin du XIXe siècle, mais c’est à saint Nicolas que l’on doit la tradition des bas de Noël suspendus à la cheminée. Une légende raconte que, par une froide nuit d’hiver, saint Nicolas jeta trois sacs remplis d’or dans la cheminée d’un pauvre marchand n’ayant pas assez d’argent pour payer le mariage de ses filles. Les pièces de monnaie tombèrent dans les chaussettes que les filles du marchand avaient suspendues à la cheminée afin de les faire sécher. Depuis ce jour, les enfants du monde entier accrochent leurs chaussettes à la cheminée en espérant y retrouver un cadeau.

Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l'Enfant Jésus d'abord, et le père Noël ensuite, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël, vient des pays européens et remonte au XIXème siècle.