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Le sapin des souvenirs

Fêtes et occasions spéciales image article
Je ne sais pas si c’est parce que la neige n’est pas encore chez nous ou si c’est la faute des virus qui nous mettent K.O en ce moment, mais nous avons tardé à faire notre sapin de Noël cette année.
 
C’est dimanche qu’on s’est décidé à sortir les boite de décorations du sous-sol (et qu’on a constaté que 90% de nos guirlandes de lumières ne fonctionnaient plus).
 
Je dois avouer que je n’étais pas super motivée. Mais au fil de mes (re)découvertes, j’ai (re)commencé à apprécier l’expérience…
 
Notre sapin, il n’est pas plus digne de Pinterest que la chambre de mon bébé!
 
Auparavant, j’étais du genre à chercher un presque parfait équilibre, lorsque je garnissais mes sapins.  Avec mes aînés, j’ai parfois été « directive », tout en voulant leur laisser leur créativité. « Non, pas cette branche, pas telle couleur, pas deux comme ça côte à côte… »
 
Puis un jour, j’ai lâché prise. Ces sapins, que j’ai installés année après année dans les divers salons que nous avons occupés, ils étaient là avant tout pour le plaisir des enfants.
 
Pas pour remporter un concours de design.
 
Hier donc, c’est dans un très grand lâcher-prise que j’ai regardé fillette accrocher des guirlandes « n’importe comment » du point de vue d’un adulte…
 
Et que j’en ai fait autant.
 
Puis, je suis me suis mise à penser au fait que, dans notre famille qui sort des sentiers battus, j’étais la seule qui pouvait associer un souvenir à chacun des ornements de ma boîte toute défoncée...
 
Je me suis souvenue des époques, du chemin parcouru.
 
Dans notre sapin, il y a quelques items qui datent de mon « avant ». Avant la maternité, étudiante et en couple avec le père de mes aînés. Des décos incassables du magasin à 1$.

Il y a les chevaux et personnages de bois de la petite enfance de mes plus vieux.
 
Dans mon sapin, il y a des boucles que j’avais bricolées avec eux, un Noël où les finances étaient au plus que bas.
 
Il y a les bricolages de garderies et d’école des 4 « grands ».
 
Il y a les décos achetées avec Chéri, au cours des 10 dernières années. Dont les fameuses boules bleues cassantes qu’il avait choisies et qui selon moi, ne cadraient pas avec le style du sapin. (Il parvient toujours à en accrocher quelques-unes, sauf cette année. Nous avons un bébé touche-à-tout et on a opté pour un arbre 100% incassable pour éviter les accidents).
 
Dans mon sapin, il y a un ornement offert par ma grand-maman quand j’avais environ huit ans. Il a survécu, je ne sais trop comment, à mes multiples déménagements et aux aléas de mon existence. Chaque année, j’ai une pensée pour Adrienne et je me revois dans le petit logement qu’elle occupait chez mes parents lorsqu’elle me l’a donné.
 
Cette année, j’ai ajouté des petites peluches, en demandant à chaque membre de la famille d’en choisir un. Lorsque les enfants partiront de la maison, ils pourront apporter leur ornement et eux aussi, s’ils le désirent, accrocher un souvenir à leur sapin « d’adulte ».
 
Donc voilà l’histoire de mon sapin, de tous mes sapins.
 
Peut-être qu’un jour, je recommencerai à chercher « la perfection », l’esthétisme. Pour le moment, je regarde notre création 2015 et je suis somme toute fière de tout le chemin parcouru, au fil des Noëls…
 
Il reste la crèche, construite par mon défunt papa, à remplir. Malheureusement (mais c’est aussi une anecdote de famille), il ne me reste plus assez des personnages de mon autre grand-mère, ma #4 ayant un jour cassé trop de monde. Mais mes enfants sont créatifs. L’an passé, des personnages de jeu vidéo (avec un bébé Yoshi comme petit Jésus) ont fait l’affaire. Cette année, ce sera peut-être de même. À moins que des superhéros prennent le relais? J’ai pensé à Wonder Woman Fisher Price pour faire Marie ;)
 
Et vous, comment ça se passe, côté sapin?