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Pas de normes pour Noël s.v.p

Fêtes et occasions spéciales image article
Cette année, j’ai l’impression de voir passer de plus en plus de publications sur ce que devrait être Noël. Des recettes toutes faites, surtout sur le nombre de cadeaux à offrir aux enfants. On prône la « simplicité » en suggérant fortement ici deux cadeaux par enfant et par là, quatre.
 
Selon nos propres habitudes (ou moyens), on sursautera à tel ou tel énoncé. Pour l’un, deux cadeaux c’est déjà trop alors que pour l’autre, quatre demeure le minimum. C’est là que le jugement peut être rapide.
 
Pourquoi donc s’attarder au nombre de cadeaux que le voisin offre à sa marmaille? Que l’autre décide de couper son budget de 100$ en quatre cadeaux ou d’offrir un présent à 15$ ou 400$, en quoi cela nous concerne-t-il?
 
Je sais. Il y a nos souvenirs de retour de congé de Noël, quand le prof nous demandait ce qu’on avait reçu et que certains d’entre nous se sentaient différents. Mais les enseignants font de plus en plus attention il me semble avec ce genre de questions et nos enfants reçoivent souvent à l’année. Sans oublier qu’avec les familles recomposées, des cadeaux, ça peut survenir de partout (genre la grand-mère de la belle-mère).
 
Et ça fait partie de l’apprentissage de la vie. Tout n’es pas pareil partout, lisse et égal. À nous les parents de transmettre l’amour, la joie, la gratitude, etc. en montrant l’exemple.
 
Et montrer l’exemple, c’est cesser de se comparer entre nous. Arrêter de juger celui qui n’offre pas de livres à Noël (qui en achète peut-être à l’année!). Arrêter de se complexer de tenir à donner un cadeau éthique… ou pas. Arrêter de s’écrier bien fort que c’est superficiel d’offrir un jeu hors de prix ou de murmurer que c’est radin de glisser un paquet plus discret sous le sapin.
 
Arrêter de croire (sans se l’avouer bien souvent) que nos enfants seraient plus heureux dans la famille du voisin ou qu’ils nous aimeraient plus si on pouvait leur offrir un Everest de cadeaux. 
 
Arrêter, de chercher à nous valoriser par ce que nous offrons. Personne n’aura la médaille du meilleur parent de l’année pour avoir donné le produit le plus « hot » du moment.
 
Il me semble que s’il y a bien une occasion de mettre de côté culpabilité, reproches, égo, jugements et problèmes d’estime personnelle, c’est bien pendant les Fêtes.
 
Partageons donc des recettes de biscuits et de tourtière. Pas des guides des supposément parfaits parents-Noël…
 
Je vous souhaite à tous et à toutes de célébrer les Fêtes d’une façon qui vous sera agréable.  De ne pas vous mettre (ni ne vous laisser mettre) de pression sur les épaules pour des histoires de cadeaux, de linge chic ou pas, de dinde ou de tofu, de lutins ou de pas de lutins…