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Si la magie de Noël s’achetait au magasin…

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« Noël, c’est l’amour », chantons-nous…
À quelques jours de cette fête, j’ai l’impression qu’on pourrait chanter aussi
« Noël, c’est la rage », « Noël, c’est le stress »…
Ou les dettes, la bousculade, la chicane, les airs bêtes, la culpabilisation… etc.!
 
J’avoue que je n’ai pas fréquenté beaucoup les centres commerciaux cette année. Depuis un moment, Internet est mon meilleur ami pour magasiner les cadeaux. J’ai quand même fait quelques achats parmi les humains et j’ai entendu des gens me parler de leurs expériences. Et ce n’est pas reposant! En plus, on n’est même pas au sprint ultime : le shopping du 23 décembre (et non, je n’irai pas vérifier ce jour-là!).
 
Bref, n’y a pas que des chansons plus ou moins bonnes dans l’air. Il y a du stress qui frôle parfois la panique! Juste ce matin, en sortant du stationnement de l’épicerie, un conducteur a failli nous foncer dedans. Hier, une caissière m’a présenté un million d’excuses parce que sa caisse rencontrait des problèmes et que ça prenait plus de temps. Ne t’en fais pas ma belle, ton air sympathique changeait des airs bougons rencontrés dans les allées!
 
Il y a aussi les cris de parents. « Fais ça vite! Touche pas à ça! Tu m’énerves! »
Les amoureux qui s’engueulent, les passants qui se bousculent, les courses pour obtenir le stationnement le plus proche…
Les gens s’engueulent même sur le Web! À cause de quoi ces temps-ci? DES LUTINS! Ceux qui en ont, ceux qui n’en veulent pas… Sur la planète parents, c’est en voie de devenir le sujet le plus glissant depuis le débat sur l’allaitement!
 
Bel exemple de communication positive pour les enfants! Magie de Noël vous dites?

Et il y a les pressions familiales. Je connais plein de gens qui anticipent avec réticence sinon désespoir les prochaines semaines. « Il FAUT aller chez X le 24, chez Y le 25 au matin, chez Z le 25 au soir ». « A est fâché parce qu’on n’est pas libre le 31. B ne veut pas venir le 1er si C est là… » « W nous invite le 25 à 4 heures de route, mais veut qu’on couche à l’hôtel même si on n’a pas les moyens ». « Il FAUT acheter un cadeau à V qu’on a vu une fois dans notre vie, mais qui sera là. Ah puis un à U même si on le déteste ». « Il FAUT acheter du linge chic à toute la famille pour aller chez tout ce beau monde, en 2,3,4 kits parce qu’on ne peut pas être vus deux fois habillés pareil! »
Suis-je la seule à me dire qu’il FAUdrait mettre un terme aux pressions familiales?

« Noël, c’est l’amour », c’est ça?
 
À mon humble avis, l’amour c’est de ne pas forcer les gens à nous visiter, à ne pas les culpabiliser quand ils ne peuvent pas le faire. C’est de donner des cadeaux (matériels ou non) à ceux qu’on aime, sans attendre en retour et sans emballer n’importe quoi pour les autres dont on n’a rien à foutre…
 
L’amour, c’est de dire à l’autre « Tu as un agenda de fou! Viens nous voir quand tu auras le temps et l’envie, peu importe la date sur le calendrier. Prends du temps pour te reposer, pour ne rien prévoir. Ne te défonce pas à tenter de voir tout le monde pour ensuite retourner au travail crevé ».
Je vous dis tout ça et je ne suis pas à l’abri. Même en ne mettant aucun party à mon calendrier (sauf notre petit réveillon en pyjama à la maison), même en visant une relative simplicité, j’ai mes moments d’impatience, de stress pour des raisons stupides. Mais je me parle. Je me dis que ça ne servira à rien d’épuiser ma famille dans le but d’avoir un beau Noël. Noël sera beau si on est heureux, pas si on est à boutt!
 
 
Je ne sais pas de quoi est faite votre conception de la magie des fêtes. Je pense qu’elle varie pour tout le monde. Que votre notion du partage passe par la plus grosse voiture télécommandée du magasin ou par une soirée à verser de la soupe dans un organisme pour sans-abri, que votre idéal de fête soit un énorme rassemblement avec rigodons ou un souper à 4 aux chandelles. Que pour vous, le repos soit de ne rien prévoir pendant les semaines à venir ou au contraire, d’organiser plein d’activités avec ceux que vous aimez. Je vous souhaite cette magie.
La vraie magie. Sans stress, sans rancunes, sans larmes, sans obligations. Une magie qui ne se trouve pas dans les rayons des commerces. Une magie que vous transmettrez à vos enfants, qui plus tard, décideront de la conserver telle quelle ou de la modifier. Une magie qui ne s’échangera pas au Boxing Day.
 
Et si possible, dans les jours à venir… Souriez même si on vous pique une place de stationnement. Si on vous accroche avec un panier trop plein. Souriez à ceux qui oublient de sourire. Embrassez vos enfants quand vous aurez envie de les tirer par le col du manteau et ne paniquez pas si vos paquets sont mal emballés (là, dites-vous qu’il y a pire sur Terre; il y a MES paquets mal emballés!).
 
Si chacun de nous fait un sourire de plus, ralenti le pas un tout petit peu, prend le temps de tenir une porte, lance un « Joyeuses fêtes! » à un inconnu… Bref, vous voyez le genre…
 
Si chacun de nous fait un truc comme ça, le plus souvent possible… La vraie de vraie magie s’installera peut-être même chez les plus grincheux?
 
Qu’en pensez-vous?