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Cabane à sucre avec les enfants, un must du printemps!

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C’est le printemps! Et qu’est ce qui rime avec printemps? Cabane à sucre, bien sur! C’est dimanche matin, je me lève comme une marmotte qui se lève avec une mission le 2 février mais moi ma mission, c’est d’aller déguster du gras couvert de sirop d’érable. J’habille les enfants avec du linge que leur mère n’aime pas comme ça elle ne me chicanera pas lorsqu’il reviendra taché de gras de saucisse et de bouette.
 
Une visite à la cabane à sucre avec des enfants ça permet vraiment de leur transmettre des vraies leçons de vie. Première leçon de la vie : c’est correct, de temps en temps, de s’empiffrer de choses affreuses pour la santé… mais seulement si elles sont trempées dans le sirop d’érable.
 
Déjà, sur la route de gravier menant à la cabane à sucre, ça sent le feu de bois et les fèves au lard. On entre, un chansonnier entonne La poule à colin. Instinctivement, on répond « Tu n’entends pas mon lanlire! » on ne sait pas ce qu’on dit mais on répète! Deuxième leçon de la vie : Si quelqu’un chante quelque chose en jouant du violon, ne pose pas de question et répète! « Tu n’entends pas mon latin! » C’est l’heure de se mettre en ligne pour attaquer le buffet.
 
Aujourd’hui, je permets à mes enfants de se servir eux-mêmes au buffet. C’est spécial, nous sommes à la cabane, et en regardant autour, je remarque rapidement que mes enfants ne sont pas les plus crottés dans la place. Mes enfants regardent le buffet avec les yeux d’un pékan qui voit un bébé chat. Papa c’est quoi ça? Troisième leçon de la vie : On doit goûter à des oreilles de crisse au moins une fois dans notre vie. Des oreilles de quoi? « Tu n’entends pas mon lanlire... » Fais juste en prendre!
 
Tous les clichés sont là, les cretons, les crêpes, les bines, la soupe au pois, et les 22 façons d'apprêter les différentes parties d’un cochons, chacune d’entre elles avec un gros soupçon de sirop d’érable. Quatrième leçon de la vie : Toutes les parties d’un cochon sont comestibles. Si tu trouves une partie qui ne l’est pas, tu te trompes. Mon fils pointe quelque chose dans son assiette en disant qu’il n’aime pas ça… cinquième leçon de la vie : Si tu n’aimes pas quelque chose, mets du sirop d’érable dessus!
 
On fini notre 2e assiette, la poule à Colin joue toujours, ça finit jamais cette chanson là! On s’attaque au dessert, parce que oui, même si tout est trempé dans du sirop, ça prend du dessert tout de même. Tarte au sucre à l’érable, pouding chômeur à l’érable, biscuits à l’érable, beigne maisons à l’érable et sirop d’érable… à l’érable. « Papa, pourquoi si les érables ça goûtent si bon, on en plante pas partout partout pis on laisse faire les autres arbres? » euh… (Je n’ai pas de réponse…) « Tu n’entends pas mon latin! » Fiou! Sauvé par le refrain, mon fils a perdu intérêt dans sa propre question.
 
Le dessert est fini, on est rassasié, potentiellement pour quelques jours. On ne peut pas partir avant d’avoir mangé de la tire d’érable. Sixième leçon de la vie : Même si papa te dit de pas manger de neige pendant cinq mois, si on renverse du sirop d’érable dessus et que tu as un bout de bois dans tes mains, manges-en! Il reste quelques activités typiques de cabane à sucre, c’est à dire marcher dans la bouette, flatter des animaux à l’hygiène douteuse et s’asseoir sur une botte de foin pour prendre une photo… tout ça en ayant l’impression qu’on va exploser.
 
On retourne à la voiture pour aller à la maison et dormir tout l’après-midi. « Et puis les enfants, avez-vous aimé ça la cabane à sucre? » Mon fils de répondre « J’ai faim… »