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Cabanes en couvertures et autres plaisirs anodins

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Constat parental : tant que les enfants ne sont pas retournés à l’école, il est inutile d’essayer de reprendre le contrôle de la maison.
 
Oui, on a momentanément perdu possession de notre résidence. Il y a tellement de choses qui traînent partout :
 
- Des cadeaux qu’ils ont reçus à Noël (et qu’ils veulent tous essayer dans la même journée)
 
- Des jeux de société qu’ils n’ont pas eu le courage de ranger « parce que le partie n'est pas encore finie… »
 
- Des restants de passions de chacun, le kit le bricolage pour l’une, les filets de mini-hockey pour l’autre
 
- Des boîtes en carton converties en voitures ou en fusées spatiales
 
- Des habits de neige et des accessoires de neige qui sèchent à gauche et à droite.
 
Et tant d’autres preuves que la maison abrite des enfants qui ont trop de temps.
 
Comme si ce n’était pas assez, ma fille vient de repartir dans un cycle de cabanes. Oui, construire des abris en couvertures dans chaque racoin de la maison. Je la comprends, c’est un des plaisirs de l’enfance de s’installer sous un toit improvisé et de jouer au naufragé, au campeur ou à la décoratrice intérieure.
 
Évidemment, les couvertures ne flottent pas dans les airs; ça leur prend un support. Elle a donc rameuté toutes les choses de la pièce qui pouvaient servir de fondations à cabane. Les chaises, par exemple. Et ça, c’est à part la corde qui passe parfois bord en bord de la pièce, question de soutenir la charpente de son antre.
 
Une fois la cabane faite (peu importe l’endroit, mais préférablement en plein milieu de notre espace vital), il faut maintenant la meubler. Elle emmène donc des oreillers, des toutous, des livres, des figurines, etc.
 
Finalement, la moitié de la maison déménage pour finir dans sa cabane. Je me demande si le plaisir n’est pas justement de la construire. Parce qu’une fois qu’elle est faite, meublée et habitée… elle est prête à passer à autre chose.
 
J’ai l’air de me plaindre, mais ce n’est pas le cas, De nos jours, quand les enfants peuvent réussir à s’amuser par eux-mêmes, en alliant créativité et débrouillardise, ce serait bien bête de leur en vouloir.
 
Le seul problème reste le rangement après la construction. Mais j’y travaille. Pour la convaincre, je vais construire un marché aux puces en couvertures juste à côté de sa cabane et menacer d’y vendre tout ce qui va traîner. On ne sait jamais, ça pourrait marcher!