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Pokémon Go – un an plus tard

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Déjà un an que le jeu Pokémon Go a envahi nos téléphones. J’ai embarqué dans la vague l’été dernier avec mon fils. Ni lui, ni moi ne connaissions l’univers des Pokémons (qui existaient bien avant le jeu). C’était donc une découverte et c’est rapidement devenu un passe-temps. J’appréciais la caractéristique un peu révolutionnaire du jeu et mon fils a rapidement adoré les petites bibittes virtuelles à attraper. Je vous rappelle que Pokémon Go est un jeu pour téléphone qui requiert d’explorer notre environnement pour capturer et faire évoluer des bibittes virtuelles. Ça l’air niaiseux, mais c’est ça.
 
Pour certains joueurs, ça a duré quelques jours, quelques semaines ou jusqu'à l’hiver. Mais pour les irréductibles, dont mon fils et moi, c’est devenu plus qu’un jeu. C’est notre activité père-fils, une façon de solidifier notre lien affectif.
 
On dira ce qu’on voudra de ce jeu, vous avez surement votre opinion négative ou positive du jeu, il y a des bienfaits évidents. Premièrement, c’est impossible de jouer ce jeu assis dans le salon. Il faut bouger et être à l’extérieur. Ça permet donc des phrases comme « Viens au pokéstop, il a des psychokwaks! » ou « Papa, vient on va aller marcher pour faire éclore des œufs! »  Il y a deux ans, ces phrases m’auraient vraiment inquiété puisque, selon ce que je crois, les humains ne sont pas ovipares!
 
En plus de marcher beaucoup et de faire quelquefois des détours en voiture pour explorer un nouveau coin de la ville (et exaspérer mon épouse), Pokémon Go a permis à mon fils de découvrir les jeux de mots. En effet, les noms des Pokémons sont tous des jeux de mots, souvent intéressants. Ça va de la petite tortue qui s’appelle une Carapuce jusqu'au gros dinosaure qui s’appelle Tyranocif (sans oublier les rhinoféros, les scarabrutes et les alligatueurs!). Mon fils a aussi découvert une multitude de livres de Pokémon, autant des bandes dessinées que des romans que des dictionnaires et des lexiques. Il les connaît presque tous par cœur! Bon, ce n’est pas de la grande littérature, mais il n’aurait surement pas autant lu si ça n’avait pas été de ce jeu.
 
Quel autre jeu permet aux enfants d’accumuler des milliers d’items, sans qu’aucun d’entre eux ne traînent dans sa chambre?
 
Et comme à chaque fois qu’un enfant aime quelque chose, c’est facile de l’utiliser comme moyen de motivation. Je dis des phrases à mon enfant que jamais mes parents ne m’ont dit pour me motiver : « Fais tes devoirs et après on fera un œuf chance » ou « Va ranger ton linge et après on ira attaquer le dracolosse à l’arène jaune. » Mon père aurait eu des regards bizarres de ma mère… il en recevait déjà d’ailleurs.
 
En plus, je peux enlever ce privilège à mon enfant comme punition! Mais moi je peux continuer à jouer! C’est fantastique!
 
Mon prochain défi est de trouver un jeu aussi captivant à partager avec mes filles… dont je pense avoir encore oublié l’anniversaire cette année...
 
Et vous? Jouez-vous encore? Avez-vous déjà joué? Me jugez-vous?