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Parents d’aréna : un mot pour vous

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Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit un petit mot gentil aux hockey moms et hockey dads. Il m’est arrivé de vous caricaturer un peu (10 types de parents qu’on rencontre à l’aréna), de partager mes observations (20 signes que vous êtes des parents de sportifs) ou de m’exaspérer devant certains comportements (Parents de sportifs : 10 erreurs à éviter).
 
Mais aujourd’hui, j’ai simplement le goût de mettre le négatif de côté et de vous dire : Bravo!
 
Bravo pour les miracles avec l’horaire familial. Vous avez sans doute une autre vie en parallèle, une carrière, une vie sociale. Et vous avez peut-être même d’autres enfants qui méritent eux aussi d’avoir leurs activités. Et malgré tout vous réussissez à jongler avec ça du mieux que vous pouvez? Chapeau.
 
Bravo pour les pratiques le mardi soir d’hiver où ça vous tente encore moins que d’habitude. Ce fameux soir où l’aréna était vraiment en bas de la liste des endroits plaisants à visiter (juste en haut de la clinique, en fait). Bravo pour votre présence à cette pratique où les minutes passent aussi vite qu’un pré-novice qui apprend à patiner de reculons. Grelotter avec le regard vide à se demander « Mais qu’est-ce que je fais ici? », on l’a tous déjà vécu.
 
Bravo pour la vie sociale que vous avez développée entre le vestiaire et la cantine. Vous n’avez peut-être pas choisi l’équipe de votre enfant, mais vous avez choisi d’avoir de bonnes relations avec les autres parents. Tant qu’à ne plus voir ses amis les weekends, aussi bien compenser avec de nouvelles connaissances.
 
Bravo pour les encouragements, les bons mots, les conseils avisés. Et surtout, bravo pour les fois où vous n’avez RIEN dit, au lieu de vider votre sac de trucs négatifs. Vous méritez l’étoile du match.
 
Bravo pour les réveils forcés le dimanche matin.  Ces trois secondes fatidiques où le raisonnement « Pourquoi ça sonne, donc? Ah oui, il y a du hockey » passe à travers vos neurones. Vous méritez une médaille… mais vous vous contentez d’un grand café deux crèmes. Vous êtes forts.
 
Bravo pour les sempiternelles levées de fonds. Achaler sa famille, ses amis et ses collègues de travail avec des billets de tirage pour le Salon de la Zamboni ou un souper-spaghetti-Gatorade, c’est tout sauf valorisant. Bravo d’avoir participé (même si vous avez acheté la paix et tout le lot de billets).
 
Bravo de ne pas avoir oublié trop souvent de pièces d’équipement. On se flagelle quand une jambière est restée dans le garage mais on ne se félicite pas assez quand il ne manque rien. Avouez que les risques d’oublier un morceau est plus grande au hockey qu’en natation, mettons. Je vous lève mon casque.
 
Justement, bravo pour les brassées supplémentaires, pour la gestion de l’équipement, pour le séchage d’urgence et SURTOUT, pour endurer l’odeur quand les enfants vieillissent. Vous avez maintenant des narines de compétition.
 
Bravo d’assumer le budget du hockey et tous les à-côtés. Et les à-côtés des à-côtés. Bravo de ne pas compter combien ça coûte réellement, avoir un enfant qui joue au hockey. Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas savoir.
 
Bravo pour la sympathique chorale dans les estrades. Bravo pour les réactions spontanées, les cris de joie, les chants motivants. Vous créez la magie. Parce que compter un but sans personne qui crie, c’est comme manger son gâteau de fête tout seul; il manque quelque chose.
 
Bravo de votre intérêt pour le sport préféré de votre enfant (même si ce n’était pas votre premier choix). Levez la main celles et ceux qui ne savaient pas ce qu’était un hors-jeu, avant d’avoir un enfant hockeyeur? Bravo de vous intéresser au match, à la saison, à ce qui a de l’importance pour votre enfant. Votre regard sera toujours plus important que les résultats.
 
Un bravo particulier aux hockey moms. Votre présence est tellement importante dans un aréna. Vous y ajoutez de la vie, des sourires et vous rééquilibrez le niveau de testostérone des gars-qui-prennent-ça-trop-au-sérieux. Et vous êtes belles.
 
Oui, bravo à vous tous, les parents d’aréna. Cette flamme dans les yeux de vos enfants, c’est grâce à vous. Bravo d’avoir tenu le flambeau et maintenu la passion vivante, même dans les moments difficiles.
 
Et si votre enfant a terminé son aventure sur les patinoires, bravo pour toutes ces années où vous l’avez accompagné, pour le meilleur et pour le pire.
 
Tout ce qu’il a appris ne sera jamais effacé par la Zamboni de l’oubli, mais aura sa place au Temple de la Renommée de ses souvenirs. Rien n’a été perdu (…à part peut-être vos weekends).
 
Bon ok, assez perdu de temps à lire, vous avez surement des patins à faire aiguiser.