PUBLICITÉ

Échanger son chez-soi

Vacances et voyages image article
Présenté par

La formule sourit aux voyageurs en tous genres soucieux d’économiser. Il  s’agit également de la solution idéale quand on souhaite emmener toute la tribu en vacances, de la grand-mère au petit dernier, sans renoncer au confort de la maison.

Le concept du «chez-soi à l’étranger» fait de plus en plus d’adeptes au  Québec et ailleurs dans le monde. Pour Gino Moscato, Suzanne Harvey et leurs deux enfants, prendre des vacances consiste, depuis quatre ans, à quitter la Beauce pour la Toscane et à vivre pendant un mois au rythme de la population locale.

L’idée est d’une simplicité désarmante. Vous habitez une maison dans le pays de vos rêves, pendant que les propriétaires, eux, occupent la vôtre. Même les voitures peuvent faire partie de l’échange.  Total des frais d’hébergement: zéro dollar.

«Nous avions envie, depuis  longtemps, de visiter l’Italie, raconte Suzanne Harvey, mais la seule lecture des brochures des grossistes nous faisait frémir. En 2005, un ami nous a parlé d’un site Internet sur lequel il était possible de proposer d’échanger notre maison avec celle d’Européens désireux de passer des vacances au Québec. Sans trop y croire, nous avons pris des photos de notre résidence et avons placé une annonce au début du mois de février. Nous n’en revenions pas lorsque nous avons commencé à recevoir des offres! Quatre mois plus tard, nous bouclions nos valises et partions pour la Toscane, en  compagnie de nos deux filles, alors âgées de 18 mois et 3 ans, pendant que la famille Sciacca faisait la route en sens inverse pour venir s’installer chez nous.»

La pratique d’échanger sa maison date, chez nous, des années 50,  alors que des enseignants se sont mis à nouer des liens avec leurs collègues d’outre-Atlantique. On correspondait par lettres, on fournissait des  références et on échangeait maison, voiture et travail pendant un an.

L’idée a fait son chemin, et Internet a fait le reste. Aujourd’hui, des centaines de milliers de personnes du monde entier échangent chaque année une partie de leur quotidien avec de parfaits inconnus. L’aventure de l’échange a l’avantage de permettre de goûter pour vrai à la vie qu’on mène aux Antilles, en Europe et ailleurs, pour peu que l’aventure ne vous fasse pas peur, «the sky is the limit», comme disent nos voisins. L’essentiel demeure sans doute de savoir bien cerner vos désirs et vos besoins.

Voulez-vous faire un séjour culturel ou de villégiature? Préférez-vous une capitale ou une petite ville? La mer ou la campagne? À quel type  l’activités souhaitez-vous vous adonner chez vos hôtes? Comment vous déplacerez-vous, une fois sur place? Aurez-vous besoin d’équipement  particulier? De mobilier pour votre bébé?

Christine Templeton et Pierre Dumont, de Québec, ainsi que leurs deux adolescents ont échangé leur maison avec celle d’un couple de Pérouges, dans la vallée du Rhône. «Ce que nous avons le plus apprécié, raconte Christine, c’est le fait de pouvoir profiter des attractions touristiques de la région, tout en habitant dans un village qui a conservé son cachet médiéval. Nous vivions dans une maison plus que centenaire, agrémentée d’un jardin magnifique. Nous allions chercher notre pain chaud tous les matins chez le boulanger et nous  sillonnions la région à la recherche de nouveaux vins pour accompagner nos repas du soir.»

«Les garçons et nous avons surtout aimé avoir l’impression de rentrer chez nous chaque soir, renchérit Pierre. Nous nous sommes liés d’amitié avec des voisins qui avaient un ado du même âge que les nôtres. Nous faisions de petits soupers communautaires. C’était formidable! Nous continuons de nous écrire et nous nous promettons de les recevoir un  our.»

Page 2 |Une expérience moins heureuse
Page 3 |Quelques conseils et adresses