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La pression des vacances

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Ah, les vacances! On attend ce moment-là depuis si longtemps. Il paraît que le plaisir est dans l’attente. Dans le cas des vacances, la fin de l’attente est aussi une délivrance.
 
Relativement parlant, les vacances représentent le meilleur moment de l’année (si ce n’est pas le cas, de grâce, demandez à votre patron qu’il vous garde au bureau). Mais il faut avouer qu’il y a quelques inconvénients qui viennent dans le forfait.
 
La pression, par exemple. Oui, ça peut être stressant, les vacances. Vous ne croyez pas?
 
Ok, il y a d’abord la pression de faire quelque chose de spécial. Tout le monde vous posera la question dès le mois de juin : « Pis, qu’est-ce que vous faites pour les vacances? ». Si vous avez le malheur de dire « Rien pentoute. On va dormir trop tard et se plaindre que ça passe trop vite », les gens risquent de vous regarder de travers.
 
On se sent obligé de sortir des trucs plus impressionnants. Il ne faudrait pas avoir l’air de gens qui sont heureux en restant chez eux. Ça prend une tête d’affiche.
 
Puis, il y a la pression de la planification. Les réservations d’hôtel, par exemple. Le trajet qu’on va prendre. Et le satané budget. Oh que celui-là, il peut stresser.
 
Ne sous-estimons pas une autre facette stressante inhérente aux vacances : faire les bagages. Pourtant, la pression est inutile, puisqu’on sait qu’il va sans doute manquer quelque chose. Pas pour rien qu’on garde cette tâche pour la fin, le plus tard possible (ce qui cause encore plus d’oublis).
 
Ensuite, vient la pression des déplacements. Se déplacer avec des enfants, c’est comme une loterie. Plus on va loin et moins les enfants sont grands, plus les chances de vivre des émotions fortes augmentent. Oh, conduire, c’est pas si terrible. C’est plutôt le rôle du copilote qui est demandant, parce qu’il vient avec le mandat du divertissement.
 
En vacances, il faut aussi gérer les chicanes frère/sœur, comme d’habitude. Sauf que quand on n’est pas chez soi, ça change un peu la donne. On ne peut pas crier aussi fort. Et surtout, on n’a pas le goût de passer nos vacances à jouer à la police.
 
Et quand on revient de vacances, il reste à tout dépaqueter, tout laver, tout ranger. Et essayer de rembarquer dans le train de la vie, train qui n’a jamais ralenti en notre absence.
 
De nos jours, il y a aussi une nouvelle sorte de pression qui est apparue : la pression des réseaux sociaux. Partir en vacances et en profiter, ça ne suffit plus. Il faut maintenant le montrer à l’univers sous tous les angles, sinon ça n’existe pas. La vie de certaines personnes est devenue une opération de relations publiques. On peut peut-être s’éviter cette pression-là, vraiment.
 
Bref, les vacances, c’est le plaisir. Mais le plaisir, c’est de l’ouvrage. Il faut juste apprendre à le gérer la pression et la transformer en motivation.
 
Tsé, le stress, c’est comme le cholestérol : Il y en a du bon et du mauvais. Celui des vacances, il fait assurément partie du meilleur.
 
Bon stress, les vacanciers.