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Les voyages forment la jeunesse!

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J’ai eu la chance de voyager quelques fois dans ma vie et chaque fois je fais le même constat: le monde est immense et nous sommes infiniment petits! 
 
Chaque fois je me dis la même chose: j’aimerais tellement que mes enfants voient ce que je vois! J’aimerais qu’ils voient de leurs yeux combien le monde dans lequel ils vivent ne représente pas la réalité. J’aimerais qu’ils voient que le reste du monde n’a pas la chance qu’ils ont de manger trois fois par jour, de vivre dans des conditions plus qu’acceptables et d’avoir accès à une éducation accessible à tous.
 
La semaine dernière, je suis allée pour la première fois en Afrique du Sud.
 
Nous avons passé quelques jours à Johannesburg, la ville où Nelson Mandela a vécu et y est mort le 5 décembre 2013. Un pays qui, à ma grande surprise, est encore aux prises avec de gros et graves problèmes de pauvreté, où le taux de chômage atteint les 24,5%, et qui se bat toujours pour continuer l’oeuvre de Monsieur Mandela contre le racisme. 
 
En se promenant dans la ville, accompagnés bien sûr puisqu’il est dangereux pour des touristes de déambuler librement dans les rues de Johannesburg, on passe à côté de quartiers pauvres à un point tel qu’il n’y a pas d’électricité ni même d’installations sanitaires dans certains cas. C’est quand je vois ce genre de misère que j’aimerais que mes enfants soient présents. Nos enfants nord-américains ne réalisent pas la chance qu’ils ont! 
 
C’est pendant ce séjour que mon mari et moi avons convenu que les voyages que nous ferions avec les enfants seraient de type humanitaire.
 
Nous voulons leur montrer le monde tel qu’il est vraiment. Paris, Londres, Italie, sont des endroits magnifiques mais qu’ils pourront visiter quand ils auront l’âge et les moyens de se l’offrir. Ce que nous voulons faire vivre à nos enfants c’est un « reality check » comme on dit en anglais. Une prise de conscience de l’envers du décor qui malheureusement fait partie de la réalité de beaucoup d’êtres humains sur cette terre. Une réalité qui ne fait pas d’eux des êtres malheureux, bien au contraire. Disons plutôt que leur définition du bonheur n’est pas du tout la même que la nôtre. Le bonheur pour eux ne passe pas par la surconsommation.
 
Le bonheur pour eux est probablement beaucoup plus simple et modeste. Enfin, je pense. Si je me fie à ce que j’ai vu, ils se contentent de peu et se font une joie de petits rien. 
 
Le problème avec nos enfants c’est qu’ils vivent dans la surabondance. Je crois qu’il est important qu’ils prennent conscience qu’ils font partie d’une minorité. On aura beau leur dire, ça reste des paroles. Le vivre, le voir, le sentir à travers l’expérience enrichissante d’un voyage demeure selon moi la meilleure prise de conscience au monde pour n’importe qui!