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Partir en voyage : avec ou sans les enfants?

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Les bagages sont défaits, les photos sont publiées et le décalage horaire est en voie d’être combattu. Notre expérience d’un premier voyage dit « culturel » avec les enfants (c'est-à-dire en dehors d’une plage ou du Royaume de Mickey) est déjà du passé.
 
L’objectif : visiter Paris et Londres en deux semaines. Une occasion extraordinaire pour mes enfants de 8 et 12 ans d’aller se chicaner ailleurs dans le monde. Ce qu’ils ont fait avec un grand talent.
 
Ma blondinette et moi avions convenu que ce voyage était un projet pilote. Un test pour savoir si les prochains voyages se feraient en couple ou en famille. On savait bien que nos héritiers chéris avaient des propensions à se quereller facilement et un talent inné pour nous taper sur les nerfs à des moments inopportuns. Mais on se disait que le contexte différent changerait peut-être la donne.
 
Et bien non.
 
Tellement qu’au retour, il est possible de se poser la question : mais pourquoi diable prendre la peine d’emmener nos enfants en voyage? Pourquoi ne pas en profiter en couple, entre grandes personnes qui peuvent se retenir de grimper partout et qui n’ont pas besoin de se faire toujours dire de traverser la rue en ligne droite?
 
Après tout, les enfants en voyage, c’est un paquet de trouble.
Ils demandent plus de gestion, nous forcent à dévier de notre horaire ou de notre trajet, défont les plans, alourdissent le voyage et sont plus excités de découvrir une zone de wifi que des monuments historiques.
 
Ajoutez à ça les autres facteurs : plus on part de monde à la fois, plus les chances de synchroniser les envies de pipi sont minces.
Les enfants veulent grimper, veulent bouger, veulent jouer. Pas attendre en ligne, savourer un repas ou contempler de la vieille brique millénaire.
 
Et ils coûtent cher. Parce que leur soif est déterminée par la vue d’une machine à slush et leur faim par un passage devant un comptoir de crème glacée.
 
Ça complique les transports, ça complique les repas, ça complique les dodos et avec la taille des appartements de vacances, ça complique drôlement les rapprochements. Oui, des enfants, c’est parfois pas mal plus lourds à traîner que des valises. Et les valises ne chialent pas.
 
Bref, voyager avec des enfants, c’est pas nécessairement une partie de plaisir. Chapeau aux familles croisées dans l’avion avec 3 ou 4 enfants en bas âge.
 
Alors pourquoi diable emmène-t-on ses enfants en voyage?
 
Parce que malgré tout, le positif l’emporte.
Parce que les souvenirs marquants que ça imprime en eux (et en nous) resteront longtemps.
Parce que malgré la gestion chaotique, le dépaysement rapproche un clan.
Parce que c’est notre travail d’essayer d’allumer une flamme de curiosité en eux.
Parce que les voyages forment la jeunesse.
Parce qu’en ces temps incertains, c’est moins angoissant de rester unis que de séparer la famille.
Parce que la vie passe si vite. Quand le filtre du temps aura effacé les petits désagréments, il ne restera que la beauté pure de l’expérience.
 
Les petits instants de grâce où on voit leurs yeux s’émerveiller, ça vaut bien quelques rides supplémentaires.
 
Quand est-ce qu’on repart?