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Petites frimousses et grand air

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La  majesté du paysage, l’air pur, le calme de la nature… Ah, et les cris de 150 élèves trop heureux de quitter leur classe. Voilà à peu près mon expérience des derniers jours.
 
Voyez-vous, j’ai eu le bonheur d’accompagner les élèves de l’école de ma fille pour leur camp blanc : Une traditionnelle classe neige d’une nuit et deux jours remplis d’activités hivernales.
 
Comme les places d’accompagnateurs sont limitées, seuls quelques parents ont le privilège de vivre aussi l’expérience (Oui oui, on a insisté pour y être). Cette année, je faisais partie des chanceux. Au menu : raquette, escalade, ski de fond, survie, glissade, tyrolienne, hébertisme, orientation, ballon-balai et un paquet d’autres petits bonheurs d’hiver.
 
Évidemment, on ne va pas là-bas en vacances. Le privilège d’accompagner ces petites frimousses excitées vient aussi avec quelques responsabilités. Comme moucher des petits nez, gérer des pieds qui ont froid et insister sur le rezipage du manteau. Pour le reste, les moniteurs s’occupaient de presque tout.
 
Et ils connaissent leur affaire, les moniteurs. Je ne sais pas si c’est parce que je suis plus vieux, mais j’ai l’impression qu’ils sont beaucoup plus professionnels maintenant qu’on l’était à l’époque. Ils ont aussi plus de patience que nous maintenant. Mais ce qui n’a pas changé, ce sont leurs surnoms ridicules. Vous rappelez-vous du vôtre?
 
Sérieusement, j’ai beaucoup d’admiration pour les moniteurs/trices passionnés. Ils savent trouver les bonnes ritournelles pour occuper l’esprit des enfants pendant les déplacements à pied. Ils maîtrisent les techniques pour prendre les présences sans que ça paraisse trop. Ils peuvent même réussir à rendre la lecture des règlements intéressants. Vraiment, chapeau les jeunes.
 
Entre deux étendages de mitaines et deux respirations par la bouche (pour éviter la terrible odeur de fonds de bottes mouillées), c’était agréable de voir évoluer les enfants dans leurs relations sociales scolaire… mais sans l’école. L’occasion de voir les petites cliques, leurs façons de communiquer, de vivre ensemble. Vraiment instructif.
 
Évidemment, on voit aussi qui sont les plus tannants. Pardon, je vais dire les « moins collaboratifs ». Quoique réveiller tout un dortoir à 5h30 du matin sous prétexte qu’on ne dort plus, ça mérite le sobriquet temporaire de « tannant ». Un incident isolé, dieu merci. Parce que chez les plus petits, il y en a qui ont eu le sommeil assez facile merci, le soir venu.
 
Pour la plupart, nous sommes revenus de là enchantés. La nature a toujours un effet extraordinaire sur moi. En voyant la centaine de petites frimousses réjouies, j’ai pu constater qu’elle a été bénéfique aussi pour les plus jeunes.
 
Vraiment, je vous souhaite de vivre l’expérience un jour.