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L’allaitement zen: pour qui?

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L’allaitement zen est pour toutes les mères, c’est une manière d’allaiter parmi d’autres. Durant les premiers mois, il peut être salutaire d’utiliser cette position pour la simple raison qu’ainsi, l’allaitement se déroule généralement bien, sans effort et sans douleur. Mais, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise position pour allaiter, la bonne est celle qui fonctionne. 

Néanmoins, l’allaitement zen peut être très bénéfique dans les cas où le bébé refuse le sein, est trop somnolent, ne prend pas le sein correctement ou ne tète pas, en cas de douleurs aux mamelons ou aux seins, en cas d’engorgement, de réflexe d’éjection fort ou de seins volumineux, en cas d’épuisement maternel, ou encore de prématurité.

Dans ces cas-là, il est suggéré de prendre le bébé endormi et de le déposer sur sa mère en position d’allaitement zen. La mère doit être installée confortablement et devrait être encouragée à câliner son bébé afin de favoriser l’apparition des réflexes néonataux primitifs. 

Suzanne Colson a rencontré des dizaines de mères ayant des problèmes d’allaitement, et qui ont retrouvé le sourire après s’être simplement inclinées vers l’arrière pour allaiter. Pour certaines, les douleurs aux mamelons disparaissaient soudainement; pour d’autres, le bébé, qui n’avait pas pris le sein depuis la naissance, se mettait enfin à téter. Mais attention! L’allaitement zen n’est pas une panacée. Les mères qui ont des difficultés d’allaitement devraient toujours demander l’aide d’une personne qualifiée en allaitement.

Les conditions favorables à l’allaitement

À la naissance de leur bébé, toutes les mères devraient être encouragées à tenir contre elle leur bébé le plus possible, qu’il dorme ou qu’il soit éveillé, durant les trois premiers jours de sa vie, ce qui correspond au temps d’adaptation physiologique du nouveau-né à la vie aérienne.

L’entourage de la mère, quant à lui, devrait veiller à ce que durant cette période, la mère se trouve dans un environnement propice à la sécrétion d’ocytocine. Pour cela, il s’agit de protéger l’intimité de la dyade mère-bébé, d’assurer leur confort (lumière tamisée, silence, chaleur, coussins, nourriture…) et de limiter les interventions, les visites, les questions et les commentaires.

Le fait d’enseigner à la mère comment allaiter, oblige la mère à se concentrer sur les conseils qu’elle reçoit, et donc à activer son néocortex (la partie du cerveau qui est impliquée dans les fonctions cognitives supérieures). De même, les interventions, les visites, les questions et les commentaires activent le néocortex, car la mère doit réfléchir, raisonner, gérer des émotions parfois négatives. Or, l’activité du néocortex peut non seulement surpasser celle des réflexes maternels, mais aussi inhiber la sécrétion d’ocytocine. 

Sans ocytocine, le lait ne coule pas. La mère commence alors à s’inquiéter et à douter de ses capacités à nourrir son bébé elle-même, ce qui active encore le néocortex. Tout ce dont la mère et le bébé ont besoin durant les premiers jours, c’est d’être ensemble, au calme. 

Comment rendre le contrôle aux mères?

Il faut redonner confiance aux mères en ce qui concerne leur capacité à nourrir leur bébé, à croire en leur instinct maternel, cesser d’enseigner l’allaitement, laisser les mères trouver la position qui leur convient pour allaiter, arrêter de leur prodiguer des conseils qu’elles n’ont pas demandés, retenir les commentaires qui mettent en doute leur maternage, leur offrir un environnement propice à la sécrétion d’ocytocine, les aider à reconnaître les réflexes néonataux primitifs qui annoncent que le bébé veut téter.

Il faut aussi respecter la capacité innée du nouveau-né à prendre le sein tout seul dès sa naissance et la capacité innée de la mère à l’y aider, ne pas minimiser l’importance des réflexes néonataux primitifs et ne pas chercher à les restreindre, cesser de dire que le bébé n’est pas intéressé à téter. Mais surtout, il faut laisser la mère et son bébé tranquilles, apprendre à mettre les mains dans les poches, à tenir sa langue et se contenter d’observer.

 

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