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Maman allergique au lait

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Question :

Bonjour,

J'ai un beau petit garçon de 7 mois. J'ai arrêté de l’allaiter à six mois et depuis il boit du lait de maternité au soya Isomil de Similac. Il n'a aucun symptôme d'allergie ni d'intolérance au lactose. Par contre, je suis allergique avec choc anaphylactique au lait même, la caséine et aux protéines bovines. Donc, je ne pouvais pas lui donner ni Alimentum ni Nutramigen, car je réagissais à ce lait. Dès qu'il bavait, régurgitait, etc., ça devenait trop dangereux pour moi. Je me demandais, habituellement vers l'âge de 9 mois – 12 mois, les mamans changent le lait pour celui du lait de vache 3,25%. Pour ce qui est de Luka, dois-je continuer avec le lait maternisé? Jusqu’à quel âge ? Quand puis-je commencer à lui donner du lait d'amande normal ou de soya ?

Merci beaucoup !

Une maman allergique.

 

Réponse :

Bonjour,

Je comprends bien votre situation. Toutefois, tel que je le mentionnais dans ce billet, l’introduction d’une boisson de soya devrait idéalement se faire après l’âge de deux ans. Cela dit, c’est possible de l’introduire avant, tout en prenant des précautions pour vous assurer que bébé ne manque de rien et qu’il comble ses besoins en énergie. Voici donc certaines précisions au sujet de l’introduction des « laits » végétaux avant l’âge de deux ans.

La formule, c’est gagnant !

Afin de vous assurer que votre beau garçon ait suffisamment d’énergie, de matières grasses, de protéines et de vitamines et minéraux pour bien grandir, mieux vaut poursuivre la formule de soya Isomil® jusqu’à 12 mois.

Un « plus » pour les boissons de soya

Dans la mesure où il vous est impossible de poursuivre avec l’Isomil®, je vous propose de vous tourner vers une boisson de soya régulière (sans saveur) et enrichie (lisez bien l’emballage). L’enrichissement permet à la boisson de soya d’avoir une valeur nutritive semblable à celle du lait de vache (calcium, vitamine D, etc.). Brassez bien la bouteille avant de la servir à votre tout-petit, car l’enrichissement a tendance à coller aux parois de l’emballage.

Malgré cet ajout, vous devrez absolument augmenter la quantité d’énergie et de matières grasses ailleurs dans l’alimentation de votre enfant. Les boissons de soya sont faibles en gras, ce qui ne convient pas aux besoins d’un nourrisson en pleine croissance. Servez par exemple des noix ou des graines réduites en poudre dès que le moment sera venu, ou encore, des beurres de noix. Ajoutez de l’huile lors de la préparation des repas ou servez des boissons frappées maison avec de la boisson de soya, des fruits et un peu d’huile. Vous pouvez même ajouter directement l’huile à la boisson de soya, à raison de 5 ml (1c. à thé) deux fois par jour. Optez pour une huile sans saveur, comme l’huile de canola, par exemple. Ce sera plus apprécié qu’une huile d’olive extra vierge, croyez-moi !

Et le riz ? Et les amandes ?

Les boissons de riz et d’amandes ne sont pas toujours enrichies, sans compter qu’elles renferment beaucoup moins de protéines que la boisson de soya. Il faut redoubler de vigilance si on décide d’offrir exclusivement des boissons de riz ou d’amandes avant deux ans. Pour un enfant qui prendrait de la boisson de riz, ce serait trois doses de 5 ml (1c. à thé) d’huile par jour qui seraient nécessaires pour compléter l’apport en matières grasses. Une augmentation des portions de viandes (bœuf, porc, veau, poulet, poisson) et de substituts (œufs, noix, graines, légumineuses, tofu) s’avère également essentielle, étant donné la faible teneur en protéines de ces boissons.                  

Pensons à plus tard !

Il demeure très compréhensible que pour le moment, l’introduction du lait de vache et des produits laitiers ne soit pas une option. Mais un jour, lorsque votre fils pourra s’alimenter par lui-même, vous pourrez penser à introduire le yogourt à teneur régulière en matières grasses, le fromage, etc. Cette situation est tout à son avantage, car votre fils appréciera déjà les produits tirés du monde végétal ! Il ne lui restera qu’à profiter de tout ce que la variété alimentaire a à lui offrir, en savourant, pour faire changement, un délicieux fromage Cheddar ou encore… une onctueuse crème glacée ! Si vous avez besoin d’aide durant cette transition, n’hésitez pas à rencontrer un(e) diététiste-nutritionniste.

Bonne chance !

Merci à Stéphanie Pernice, diététiste-nutritionniste à l’Association québécoise des allergies  alimentaires, pour ses conseils. www.aqaa.qc.ca

Geneviève Nadeau
Dt.P. Nutritionniste
Présidente et Fondatrice de Nadeau Nutrition
Auteure www.bienmanger-cancer.com
Conférences et services de nutrition à domicile
www.nadeaunutrition.com

 

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