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Beurk, pas encore de la viande!

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Votre enfant consomme peu de viande ou refuse catégoriquement d'en manger? Vous commencez à vous inquiéter, car vous craignez qu'il ne manque de certains nutriments? Voici quelques astuces pour régler le problème.

Un enfant doit consommer au moins deux portions de viande ou de substituts par jour. Une portion équivaut, en fonction de son âge, à une cuillère à soupe par année de vie (ex.: une portion équivaut, à 3 ans, à 3 cuillères à soupe).

Une question de sensibilité

Il est important de trouver la raison pour laquelle notre enfant refuse de manger de la viande. Il se peut qu'il ait peu d'appétit et qu'après avoir consommé ses légumes il n'ait plus faim et ne veuille pas de viande. C'est pourquoi on doit lui demander de prendre une bouchée de légumes, puis une autre de viande, et ainsi de suite. Notre enfant peut aussi présenter un problème d'hypersensibilité ou d'hyposensibilité.

L'hypersensibilité se manifeste lorsqu'un enfant est très sensible à une consistance, à une température ou à une texture. Ces enfants ont de la difficulté à avaler certains types d'aliments ou peuvent même avoir des nausées et des vomissements en les consommant. On doit donc être patient et leur laisser le temps de s'habituer à de nouveaux aliments.

L'hyposensibilité est un manque de stimulation orale. L'enfant n'a pas le réflexe de sucer ni de mastiquer. Pour l'aider,on assaisonne ses mets. Il se peut que notre enfant présente un problème de motricité de la bouche et de la gorge. Dans ce cas, soit la succion n'est pas optimale, soit notre enfant présente une faiblesse au niveau du tonus musculaire ou un mauvais contrôle des lèvres, de la langue ou de la déglutition. Il a alors de la difficulté à mastiquer ou à avaler.

Enfin, il se peut que notre enfant ait acquis un comportement alimentaire problématique, utilisant le refus comme moyen d'attirer l'attention. Mais peu importe les raisons pour lesquelles l'enfant refuse de manger de la viande, on peut essayer certains trucs.

La texture

Premièrement, on change le mode de cuisson de la viande pour modifier sa texture. En effet, braiser ou mijoter la viande au lieu de la griller ou de la rôtir la rendra plus tendre. Les repas à la mijoteuse exigent peu de temps de préparation et rendent la viande très tendre. Mariner la viande avant la cuisson permet d'en attendrir les fibres, surtout si la marinade contient un ingrédient acide, comme le jus de citron ou le vinaigre.

Ensuite, on peut couper la viande en petits morceaux et, idéalement, dans le sens contraire des fibres, pour les attendrir. On choisit aussi une coupe plus tendre. Les coupes les plus faciles à mastiquer sont la longe (filet mignon, surlonge, aloyau, côte d'aloyau et os en T) et les côtes (bifteck de côte). Il est préférable d'éviter le flanc, l'épaule et la poitrine.

On peut également incorporer de la viande à certains mets, par exemple à la soupe, au chili ou à la pizza, ou ajouter un peu de sauce à la viande pour l'humidifier. La viande hachée a plus souvent la cote auprès des petits; donc, il suffit d'alterner le boeuf, le porc, le veau, la viande sauvage (orignal, chevreuil, bison, cheval, lapin, canard, oie, autruche, émeu, etc.) Et, pour finir, on coupe la viande en de plus petits morceaux.

Viande et substituts

Finalement, si malgré nos efforts notre enfant n'aime toujours pas la viande, la rouge en particulier, on essaie la volaille (dinde et poulet), le poisson (surtout le blanc) ou d'autres sources de protéines comme... le tofu, les légumineuses, les oeufs, les noix et les graines, le beurre de noix (ex.: beurre d'arachide, beurre d'amande, etc.) et les charcuteries végétariennes. Ces produits, dont la valeur nutritive est équivalente à celle de la viande rouge, permettront même de varier les nutriments (oméga-3 dans le poisson, gras insaturés (bons gras) dans le tofu, les légumineuses, les noix et les graines).

On peut même ajouter des légumineuses en purée à de la viande hachée afin de la rendre plus tendre. Il serait important de compléter les protéines manquantes aux repas par des collations protéinées: un produit laitier ou à base de soya, des noix, des graines, du beurre de noix naturel. Et si rien ne fonctionne, il faut en discuter avec le médecin traitant et consulter une diététiste, qui pourra répondre aux besoins spécifiques de notre enfant.

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