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Le lunch boomerang

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Avez-vous parfois à la maison des lunchs boomerangs? Un lunch qui revient de l’école presque intact?
 
Quand une boîte à lunch est encore pesante en fin de journée, c’est mauvais signe. Ça veut dire que son contenu n’a pas trouvé preneur auprès de la fine bouche qui l’a transportée. Le client n’a pas été satisfait.
 
Oh, combien de lunchs sont revenus à moitié mangés, chez nous! Faut dire qu’on n’a pas de gros mangeurs du midi. Mon garçon déjeune comme un ogre et soupe comme un orque, mais le midi, c’est moyen. Et ma fille pourrait grignoter un petit quelque chose à chaque heure et être pleinement heureuse dans un monde où les repas n’existent pas.
 
Bref, quand il n’y a personne pour insister sur les bienfaits d’un dîner, on dirait que la motivation leur manque. Étrangement, on revoit rarement les desserts et les collations, par contre.
 
Faut les comprendre. Même pour des adultes, manger des lunchs cinq jours par semaine, ce n’est pas le rêve. Imaginez pour un enfant qui ne choisit pas sa composition.
 
En plus, il y a des facteurs aggravants. Entre autres si le lunch :
 
-       Est un restant
-       Est réchauffé plus ou moins efficacement par quelqu’un de pressé
-       A été bardassé par le transport (notre belle présentation ressemble davantage à un amalgame de patates pilées et de morceaux disparates)
 
Et ajoutez à cela la présence alléchante d’un dessert juste à côté, sans parents pour marteler l’importance de dévorer le tout dans le bon ordre.
 
Certains diront : coupez le dessert, c’est simple! Voilà. Essayez-le une journée, vous en entendrez parler longtemps. La faim peut parfois les inciter à tout manger, mais ce n’est pas une méthode infaillible. Et fouillez dans vos souvenirs : avouez que le dessert était, pour vous aussi à l’époque, un oasis de lumière dans une sombre journée scolaire.
 
Pourquoi sommes-nous déçus de voir revenir une boîte à lunch pleine? Un : parce qu’on craint qu’ils s’alimentent mal. Deux : parce que c’est insultant de se taper la vilaine routine des lunchs chaque matin pour absolument rien. Et trois : parce que souvent, ils referment mal leurs plats.
Plat encore plein + couvercle mal fermé + enfant enjoué qui transporte la boîte à lunch = Désastre à nettoyer.
 
Le lunch boomerang est tout de même rassurant pour une chose : on réalise que nos enfants ne sont pas encore assez rusés pour jeter les restants et ramener une boîte à lunch vide, question d’éviter les remontrances. On préfère encore la froide réalité à un alléchant mensonge.