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C’est parfois compliqué de leur offrir des produits locaux

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Tous les parents désirent bien nourrir leurs enfants et leur faire découvrir de nouveaux produits, de nouvelles saveurs. 
 
Mais est-ce toujours facile?
 
De temps en temps, je lis des articles sur des initiatives visant à contrer les « déserts alimentaires », à Montréal ou ailleurs. Chapeau!
 
Mais qu’en est-il dans une « banlieue ordinaire », ni très riche, ni très pauvre, où on ne parle jamais de ces déserts alimentaires?
 
Dans mon secteur, pour la deuxième année, un marché public est organisé chaque vendredi estival, du milieu de l’après-midi au début de la soirée. J’adore y amener mes enfants, qui goûtent à plein de trucs, découvrent de superbes produits… et me font dépenser :)
 
Le hic, c’est qu’une demi-journée par semaine, c’est bien peu. Surtout que dans mon cas, mon conjoint n’est jamais disponible à ce moment et que la voiture non plus. C’est plus écolo, évidemment, mais pas toujours pratique de faire quelques kilomètres à pieds pour rapporter mes produits parfois lourds.
 
Mais, c’est chouette d’y avoir accès et je ne me lasse pas de voir mes gamins savourer fruits, légumes, fromages et petites douceurs de chez nous avec appétit.
 
Par contre, j’aimerais que les épiceries du secteur fassent aussi des efforts pour rendre disponibles des produits frais et locaux… C’est fatigant de toujours devoir se méfier de ce qu’on y trouve et de décrypter les affiches et emballages, parfois!
 
Par exemple, l’autre jour, ayant raté le « jour du marché » et désirant acheter des pois sucrés frais à mon fiston qui les dévore, j’ai voulu en acheter au supermarché de mon coin… pour me rendre compte qu’ils provenaient soit du Nicaragua, soit de la Chine…  J’ai dû attendre de me rendre dans un autre commerce pour en trouver du Québec.
 
Sans oublier que bien souvent, nos produits québécois, une fois installés sur les étals de l’épicerie, ont mauvaise mine… J’ai l’impression que les nombreux paniers de fraises examinés l’autre jour par une autre cliente et moi-même ont fini au compost (en espérant que ce ne soit pas la poubelle…)
 
Et le bio? Même supermarché, deux marques de céleris.  Le bio, en plus d’être plus cher, provenait des États-Unis tandis que le « non-bio » venait de Laval… 
 
Autre frustration? Ma fille et moi aimons beaucoup un pain fabriqué dans la ville voisine et découvert dans un magasin américain d’achats en gros bien connu. Mais absent de l’épicerie du coin.  Idem pour un fromage fabriqué deux villes plus loin.
 
Je sais, il est possible de presque tout trouver local et bio pour qui le veut fermement.  Mais quand pour ce faire, on doit impérativement prendre la voiture et faire quatre ou cinq arrêts éloignés les uns des autres… On y passe la journée et on pollue!
 
Au moins l’été et l’automne, il y a l’option autocueillette pour plusieurs produits. Et les marchés publics. Pour le reste, vous me direz de congeler et de mariner (un jour, je trouverai place et temps!).
 
Évidemment, les choses s’améliorent un peu partout.  J’avais juste envie de dire qu’il ne faut pas cesser de trouver des solutions, et ce, tant en ville qu’en campagne et en banlieue.
 
Nos enfants en sortiront gagnants et nous aussi!!
 
Et vous? Où trouvez-vous vos produits alimentaires de prédilection? Est-ce un exercice facile ou pas?