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Écouter son corps et manger à sa faim : la clé d’une alimentation saine

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Bébé pleure, bébé a faim. Bébé boit, bébé cesse de pleurer. Ainsi sont régulées la faim et la satiété (absence de faim). Dès la naissance, le corps humain possède la capacité de régulariser ses apports alimentaires. C’est en forçant l’enfant à manger plus qu’à sa faim réelle qu’on brouille ses signaux, à long terme. Or, si tout le monde mangeait ce qu’il désire, en écoutant simplement son appétit, il y aurait beaucoup moins d’obésité et de troubles de comportements alimentaires en ce monde.

 
Bien manger, c’est plus que manger des légumes !
Pour plusieurs, « manger santé » est synonyme d’éléments nutritifs : consommer suffisamment d’oméga-3, de fibres, de vitamines, ou encore, le moins possible de sucre ajouté, de gras trans et de sodium. Pourtant, l’alimentation saine, c’est un concept qui va bien au-delà du contenu de l’assiette.
 
L’attitude des enfants à table, le plaisir de consommer des aliments goûteux, la découverte de l’origine des plats qu’on consomme, etc. font partie des éléments essentiels à enseigner à nos enfants. S’il en existe un plus important que les autres, c’est bien le concept de la satiété
 
En écoutant son appétit, l’enfant apprend à écouter son corps, et à le respecter. Il mangera en fonction de ses goûts, de ses désirs et sera instinctivement moins porté à surconsommer des aliments moins nutritifs (chocolat, friandises, croustilles).
 
De plus, si ces derniers ne sont pas présentés comme des aliments « spéciaux », les enfants présenteront moins d’excitation à l’idée d’en manger. Voilà pourquoi il vaut mieux éviter d’offrir des friandises à titre de récompense!
 
Offrir la santé par la satiété
Votre rôle en tant que parent pour favoriser l’écoute de la faim chez votre enfant, c’est de :
 
  • Déterminer l’heure des repas. Votre enfant se sentira sécurisé à l’intérieur d’une routine, il saura quand seront servis les plats. De cette façon, il mangera à sa faim, sachant qu’il y aura bientôt un autre repas. Il ne consommera pas plus d’aliments, par crainte d’en manquer.
  • Identifier le lieu des repas. Pas devant la télé ou l’ordinateur ! Pour être à l’écoute de sa faim, l’enfant doit être assis calmement à table.
  • Être responsable des comportements lors des repas. On peut manger certains aliments avec les doigts, mais ils ne doivent pas servir à décorer le plancher ! Encouragez toutefois votre tout-petit à échanger et à partager ses impressions lors du repas (ce qu’il aime moins, ce qu’il préfère, etc.)
  • Présenter le plus souvent possible des aliments nutritifs. Votre enfant a accès à des légumes, des fruits, des produits laitiers et des céréales entières ? C’est tant mieux ! Par contre, si le garde-manger déborde de croustilles et de friandises, nul doute que des petites mains iront souvent y faire un tour. L’être humain possède une préférence innée pour les aliments sucrés et salés.
Par conséquent, le seul et unique rôle de votre enfant à table, c’est de déterminer la quantité d’aliments qu’il désire consommer. En le laissant décider combien il mange, vous permettez à votre enfant d’être à l’écoute de son appétit, et de ressentir moins de stress à l’idée de manger. Qui dit moins de « stress alimentaire », dit moins de risque de troubles de comportements alimentaires.  
 
Respecter sa faim, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez offrir à votre tout-petit pour le garder en santé !
 
Pour compléter votre lecture :
« Manger, Un jeu d’enfant », Guylaine Guèvremont et Marie-Claude Lortie, La Presse, 2008.

 

Pour vous rassurer
Les apports alimentaires des enfants peuvent varier de 40 % d’un repas à l’autre, en termes de quantités. Toutefois, si on compare chaque journée, les apports varient de seulement 10 %. Par conséquent, même laissés à eux-mêmes, les enfants mangent environ la même quantité de calories jour après jour.