En général, quand un enfant veut quelque chose, il veut quelque chose. Et pour l’obtenir, une foule de moyens sont bons…
Voici quelques tactiques qu’un enfant de votre entourage pourrait tester un jour ou l’autre…
La méthode Castafiore : Ceux qui sont familiers avec l’univers de Tintin savent que la diva a une voix qui porte. L’enfant aussi. Surtout celui qui a pour but de vous éclater les tympans afin de vous faire plier.
Le brainwashing : Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin- Toutou-lapin-!!!! C’est en plein ce que ma fille crie de sa chambre en ce moment…
L’altruisme calculé : Qui consiste à se transformer en parfait petit scout et offrir un condensé de B.A en vue d’une demande qui vous sera transmise un peu plus tard. Notez que les ados aiment aussi cette stratégie.
Le style grand méchant loup : OK. L’enfant ne soufflera pas sur votre maison, il n’est pas con. Mais il peut menacer de la faire s’écrouler à grands coups de claquages de portes, de tapes dans les fenêtres et de bûchage dans les murs…
La tendresse intéressée : « Papa chéri d’amour », « Plus meilleure maman du monde », câlins et bisous… Suivis de « Je peux me coucher plus tard ce soiiiiiir? », « Je peux avoir du chocolaaaat? »
Le souffle de la honte : Vous ne voulez pas plier à un caprice et vous avez le malheur d’être dans un endroit public ou de recevoir des visiteurs? C’est parti pour la danse du bacon et compagnie!
La victimisation ultime : Cendrillon, Aurore et Rémi sans famille peuvent aller se rhabiller. Devant un refus, Petit Trésor vous racontera son histoire déchirante. Plus émouvant que la finale de la petite fille aux allumettes. Ce qui peut mener à la phase II du plan :
L’étiquette de bourreau : Le bourreau, c’est vous. C’est à cause de vous que ça finit encore plus mal que pour la petite fille aux allumettes! Essayer de vivre avec ce poids, maintenant!
La compétition interparentale : Vous avez dit non? Le père de Lola, lui, il a dit oui. Plus encore, la mère de Victor a bonifié tout ça en donnant plus-plus-plus que demandé! Tout le quartier a dit oui. Vous êtes le seul être cruel à des kilomètres à la ronde.
Les traumas freudiens : D’une façon ou d’une autre, votre ange vous montrera son avenir de perdition causée par votre incompréhension du jour. Pas besoin de boule de cristal, c’est une évidence : il est foutu et c’est à cause de vous! Mettez de l’argent de côté pour ses psychanalyses du futur.
L’intimidation : Votre chérubin sort sont regard de serial killer. Ou vous décoche des grimaces de la mort qui tue. S’il est tout petit, il peut même oser vous asséner une claque sur le bras ou pire… un coup de tête sur la clavicule.
La franche rigolade : Sortir son clown intérieur peut s’avérer payant. Si vous flanchez un tant soit peu, il se dira que c’est presque gagné!
Le pot de Crazy glue : Il vous suit partout, partout… Il peut même s’accrocher à votre jambe comme si c’était une épave du Titanic. Bon, s’il est ado, ça ne sera pas le cas (on espère!). Mais il vous collera. Devant votre ordi, pendant votre série préférée, derrière la porte quand vous relaxer dans la baignoire, par SMS…
Le front commun : « Quand on est deux, ça va deux fois mieux » (et quand on est trois, quatre…) Les amis, la fratrie, la madame qui vit en face… Un bon stratège sait quand il est payant de bien s’entourer pour donner du poids à une réclamation.
L’émeute : La suite possible au front commun.
Le silence qui dit tout : Regard éploré, soupirs, période d’isolement bien calculée… Vous vous demandez ce qui se passe et le voilà qui revient, un poème ou un dessin à la main, qu’il laisse à vos côtés. Vous le regardez repartir et vous vous surprenez à vous demander si vous n’avez pas été trop sévère, finalement…
La division pour mieux régner : Maman a dit non? On lui dit que papa lui, a dit oui. Il est gentil LUI, papa. Et papa, tu sais que l’autre jour, maman a dit une atrocité en ton absence? Vous êtes dus pour une bonne discussion de couple. Quand vous aurez fini de vous chicaner, la balance penchera peut-être pour moi, finalement…
L’offre de partenariat : Junior veut vous aider à l’aider. Vous voyez, il est ouvert et débrouillard! C’est pourquoi, c’est avec grandeur d’âme qu’il vous offre 3, 45 $ pour contribuer à l’achat du vélo neuf ou qu’il accepte de rentrer à 8 :00 au lieu de 8 :30 comme demandé initialement. À votre tour, de faire un pas!
La fausse résignation : De toute façon, il le savait que vous diriez non. Vous dites toujours non. C’est pas grave, il commence à s’habituer. Un jour, plus rien ne l’atteindra. Ni le laid, ni le beau… Soupir!
L’appel à la Justice : Son frère, lui, qui ne fait « jamais rien » a le droit de… Sa sœur, qui vous a envoyé promener la semaine passée à reçu ceci… Vous-même, l’autre jour, vous vous êtes accordé tel privilège. Que reste-t-il pour lui qui demande si peu, dans le fond et qui fait TELLEMENT d’efforts pour vous faire plaisir en général?
La rationalisation : Vous voulez qu’il ait des passions, n’est-ce pas? Or, il en a une. Et elle coûte tant. Ou elle demande tel compromis dans l’horaire. Vous ne voudriez pas qu’il renonce si jeune à ses rêves, n’est-ce pas? En plus, c’est un investissement pour l’avenir. La carte Pokemon va valoir des milliers dans quelques années! Et sa médaille olympique va lui ouvrir bien des portes!
Le retrait de l’affection : Je t’aime puuuuuuu! T’es méchant(e)!
La menace franche : « Je ne ferai plus jamais rien ici, alors! »
Le nuage de la DPJ : Il songe à fuguer. Sa petite valise à roulettes est pleine de peluches. Il est prêt. Le grand départ approche. Les services sociaux le retrouveront sur le bord d’une route… ou pas…
La nostalgie : Toi maman/papa, tu aurais aimé ça hein que tes parents te comprennent quand tu avais mon âge?
Le fantôme de la peur : Je ne peux pas dormir tout seul, j’ai ppppp-euuuu-rrrr! Je ne peux pas sortir du lit pour chercher mon toutou, j’ai ppppp-euuuu-rrrr!
La promesse : C'est la dernière fois que je te demande ça! Je vais faire ceci et cela après! Tu seras remboursé(e)!
Vous avez tenu le coup malgré tout ça et plus encore?
Votre petit tortionnaire ne baissera pas les bras pour autant. Il risque de sortir…
Le melting pot! Le méchant loup traumatisé freudien et nostalgique, la Castafiore rationnelle et résignée. Le silencieux qui fait traine sa valise. Le front commun qui vous fait honte… Les possibilités sont quasi illimitées!
Bon courage! Et que vous flanchiez ou non, vaut mieux en rire (après coup!)


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