PUBLICITÉ

Dossiers

10 Décembre 2014

Votre enfant raffole de tous les aliments sucrés? Il n'est pas le seul!

Dans ce dossier

Le sucre chez Louis-Simon Ferland

Le sucre chez Louis-Simon Ferland
Présenté par

Je dois l’avouer, ma maison n’est pas l’ennemie du sucre. On l’aime, par ici. Il est toujours le bienvenu, s’il vient à des heures décentes, sans trop s’imposer. Et surtout, s’il ne s’approche pas de mon café. Jamais dans le café. 

J’aimerais bien dire que je suis très strict avec ça, qu’on a banni les aliments vides et que tous les desserts sont composés de fruits, mais… ce serait un sucré de gros mensonge. En fait, je n’ai pas le choix. Quelle crédibilité peut-on avoir pour contrôler le taux de sucre des enfants quand on est soi-même une bibitte à sucre? 

D’abord, comme nous sommes une famille de coureurs, ça change un peu notre perception du sucre. Ici, il porte le doux sobriquet glucide et il est symbole de carburant à muscles.

Et il est bien utile, le sucre. Pour corriger un plat trop acide, pour bien terminer un repas, pour vaincre la petite hypoglycémie imaginaire, pour adoucir un Mojito, pour déglacer l’entrée l’hiver… ah non, ça c’est le sel.

Le plus grand défi, c’est de gérer l’horaire et la quantité de sucre qu’on peut distribuer aux enfants dans une journée, à travers les multiples repas et collations. Pas trop de sucre le matin, par exemple. Pourquoi? Euh… Parce que c’est comme ça.

Entre vous et moi, si les enfants me posaient la question, je ne saurais pas quoi répondre... Qui a inventé ce règlement de ne pas donner de dessert au déjeuner? C’est trop sucré? Mais pourquoi alors manger des céréales-bonbons, des gaufres au sirop d’érable, des crêpes, des toasts au caramel, des croissants au Nutella?… C’est un peu illogique.

En fait, je me rends compte que le sucre est pas mal moins facile à gérer qu’à… digérer.

Le soir, on peut s’en passer. Même si la croyance du « sucre qui excite les enfants » n’est pas scientifiquement fondée, il reste qu’il n’y a pas vraiment d’avantage à se gaver avant le dodo. De l’énergie perdue, du travail inutile pour l’insuline, et des munitions pour les bactéries qui fabriquent les caries. Non, le soir on est bien mieux avec les chips. Hé hé.

Il faut donner au sucre la place qui lui revient dans l’équilibre alimentaire. Pas le saupoudrer partout. Ni le bouder entièrement. Le glucide complexe est un ami, le sucre naturel des fruits est aussi à privilégier, mais le vieux sucre-pas-bon-pour-la-santé, il faut le tenir en laisse, quitte à le laisser entrer de temps en temps. On en fait un événement spécial, on déclare haut et fort que « trop de sucre n’est pas bon pour la santé »… tout en s’enfilant un délicieux morceau de gâteau au chocolat.

Ah, quand on est petits, on rêve d’être grands pour pouvoir se gaver de sucre comme on veut.

Mais quand on est grands, on s’ennuie plutôt de l’époque où on pouvait se goinfrer de sucre sans remords, ni conséquences…

 

 

Ne manquez pas la suite du dossier

POUR OU CONTRE Le sucre                                      
Trucs pour contrôler la consommation de sucre de vos enfants
Recette d'un sucès sucré                                                      
Le sucre dans vos maisons