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Dossier anxiété

9 Janvier 2015

L'anxiété peut prendre toutes sortes de formes. Voici un tour de la questions avec des pistes de solution.

Dans ce dossier

L'anxiété chez les enfants

L'anxiété chez les enfants
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Votre enfant de 2 ans fait des crises de colère dès lorsque vous devez vous absenter? Il est impossible pour celui de 3 ans de dormir sans sa veilleuse? Ces situations aussi différentes soient-elles, peuvent-être signe d’anxiété.

Normal ou pas?

De façon générale, l'anxiété chez l'enfant est banale. C'est une réaction normale et saine à une situation de danger externe ou interne. A chaque étape de son développement un enfant peut vivre de l’anxiété. Il réussira plus ou moins à la surmonter dépendamment de ses capacités à comprendre se qui se passe et le support de son entourage.  

C'est vers 9 mois que l'enfant vit la première forme d’anxiété. Bébé se met tout à coup à réagir plus ou moins fortement lorsqu’un ami s’approche de lui? C’est la peur de l’étranger.

A deux ans, il est inconsolable au moment de vos départs et lors de votre absence?  C'est ce que l’on appelle l'angoisse de séparation. A ce stade-ci bébé n’a pas les capacités cognitives de comprendre que vous continuez d’exister même si vous êtes hors de son champ de perception.

Vers l'âge de 3 ou 4 ans, l'enfant commence à faire des cauchemars et à avoir peur des montres sous le lit. Là encore, c’est une manifestation normale qui indique que votre enfant est maintenant capable de se créer des scénarii et avoir son propre monde imaginaire.

Même tout jeune, l’enfant vit des sentiments et des émotions identiques à ceux des adultes. Toutefois, Ils n'ont souvent pas tous les moyens pour les affronter, et peuvent utiliser différentes façons pour les exprimer. Dans tous ces moments là, l'anxiété est normale. Par contre, dans d'autres cas, elle peut devenir un problème plus important.

Quand l’anxiété devient problématique

L’anxiété est donc l’équivalent d’un système d’alarme qui se déclenche à la perception d’un danger réel ou pas. La réaction à ce danger peut varier en intensité. Elle peut aller d’une sensation diffuse de malaise, en passant pas une impression de danger pour aller jusqu’à une sensation de peur intense. De même qu’elle peut durer quelques minutes à un état général et permanent.

Si les craintes ou les comportements de votre enfant prennent une telle ampleur qu'il est incapable de fonctionner normalement et que son état perturbe la vie de tout son entourage, il est probable qu'il souffre de trouble anxieux.

Puis, au fur et à mesure qu’il grandit le type d’anxiété vécu se rapproche de celle de l’adulte. Parmi tous les troubles anxieux, on retrouve entre autres la phobie spécifique (peur de vomir...), l’anxiété généralisée (impression de danger imminent...), ou encore le trouble obsessionnel-compulsif selon lequel l’enfant peut avoir idées intrusives (peur de la contamination...) et adopte des gestes pour annuler ces idées obsédantes (lavage excessif...).

Trois niveaux de manifestations sont à tenir compte lorsqu’on considère cette option.

Tout d’abord, et le plus visible, nous avons les comportements (sursaut, hypervigilance)

Ensuite, au niveau psychologique on trouve souvent des difficultés de concentration, de mémoire, d’apprentissage... Enfin, s'ajoutent bien souvent, des manifestations physiologiques telles que des palpitations cardiaques, de la difficulté à respirer, des tremblements ou des maux de ventre.

Mon enfant est-il à risque? 

Plusieurs facteurs peuvent prédisposer à l’anxiété, rendant son diagnostic complexe.

L'entourage peut en être un. Par exemple, un adulte surprotecteur peut transmettre implicitement à son enfant le message que le monde est dangereux. Inversement, s’il est trop négligent, l’adulte peut faire naitre chez lui un sentiment de fragilité et de vulnérabilité. 

Par ailleurs, il a été démontré que les enfants ayant un tempérament inhibé et une faible estime de soi sont plus à risque. Pour finir, il y a bien sûr les évènements de la vie.

Si l'état de votre enfant vous inquiète, il est impératif que de consulter un médecin. Dans certains cas, le traitement de l’anxiété peut inclure la prise de médicaments. Le médecin pourra aussi suggérer de consulter un psychologue si ce n’est pas fait.

Le psychologue pourra alors effectuer une évaluation plus poussée et proposer un traitement. Il est important de savoir que les troubles anxieux non traités peuvent vraiment se transformer en malaises plus profonds et plus graves à l'adolescence et à l'âge adulte, rendant son traitement plus complexe.

 

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