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Dossier sommeil

10 Décembre 2014

En tant que parents, on souhaiterait que nos enfants dorment bien, longtemps et souvent. Voici quelques trucs pour vous faciliter la vie.

Dans ce dossier

Le sommeil des enfants dans tous ses états!

Le sommeil des enfants dans tous ses états!
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Le sommeil constitue l’une des angoisses les plus tenaces des parents. « D’un côté, les parents savent à quel point le sommeil est bénéfique pour leur enfant, mais dès que ça ne se passe pas comme prévu, ils deviennent angoissés.

Et s’ils sont stressés, leur enfant étant perméable le devient aussi et cet état est contre-indiqué à la mise en place de bonnes habitudes de sommeil », rappelle Brigitte Langevin, experte en insomnie comportementale.

Bien des parents voudraient que leur enfant s’endorme presque par magie et – si possible! – à l’heure qui leur convient. Toutefois,  la vraie vie, c’est autre chose. « Dormir est un processus biologique. Le besoin de dormir est un acte inné. Cependant développer de bonnes habitudes de sommeil est quelque chose qu’on apprend. Mais le problème est qu’on ne dit jamais ça aux parents. On s’imagine que notre enfant va faire ça tout seul. Un bébé va prendre soin de son espace affectif et son espace «plaisir», mais dormir, il faudra le lui apprendre comment le faire. Un peu comme on le fait pour la propreté », souligne la spécialiste qui a écrit plusieurs de livres sur le sommeil.

Les observations de la spécialiste québécoise du sommeil étonnent plusieurs, mais les faits sont là. « À partir de 8 semaines, l’enfant est prêt à allonger son temps de sommeil. Partout dans le monde, autour de cet âge, les enfants dorment plusieurs heures durant la nuit. C’est difficile à croire pour plusieurs, mais ça fait partie du processus physiologique de l’enfant. Ensuite, il faut que le parent soit prêt à accompagner son enfant dans cette période où il doit apprendre à dormir. Je dis souvent que rien ne presse et que les parents ont jusqu’à 9 ans pour le faire, mais plus l’enfant est petit, moins il est résistant au sommeil », souligne-t-elle. 

Mais le sommeil a mauvaise presse dans notre société. Il est souvent perçu comme étant contre-productif. « Peu de gens osent avouer à leur collègue qu’ils ont fait une sieste durant le week-end! Le sommeil ne fait pas partie de nos valeurs de vie! », note Mme Langevin.

Plus encore, elle avoue que même le rythme de vie durant le congé de maternité ne laisse pas de place pour le sommeil. « Les femmes veulent profiter au maximum de leur congé et c’est très bien. Mais on le surcharge beaucoup avec différents cours et obligations. On oublie que ce n’est pas toujours le jeu qui convient à notre enfant, mais aussi le sommeil, la période où il peut consolider ses apprentissages. Mais le rythme des plaisirs du parent ne cadre pas toujours avec le rythme biologique de l’enfant et ça vient contrecarrer les plans. Pourtant, le sommeil devrait faire partie de nos plaisirs aussi », constate-t-elle. 

Évidemment, tout le monde est trop pressé pour s’arrêter. Le danger? Attendre d’être au bord de l’épuisement pour s’endormir. Pire? Attendre que notre enfant le soit aussi. « C’est tentant de le faire, car il s’endort plus vite, mais ça ne doit pas être la règle de base », précise-t-elle.

On comprend que la notion de « plaisir de dormir » est évidemment éclipsée quand on opte pour cette tactique. Le mieux est d’apprendre à reconnaître que les signes de fatigue de notre enfant. Pour ce faire, faites le test Mon enfant dort-il assez?  afin de déterminer si votre enfant a besoin davantage de sommeil ou si le défi est plus son tempérament. Et la reconnaissance de ses propres signes de fatigue est une tactique utile aussi pour les adultes afin de se réapproprier son plein potentiel sommeil.

Des signes qui ne mentent pas : bâillement, frissons, être dans la lune, émotivité, irritation, etc. « Autrement, on étire notre marge de crédit sur le plan de notre énergie », spécifie Mme Langevin. Elle propose aussi aux parents de se donner la chance de récupérer sans se sentir coupable. « Si on est un couche-tôt, on se met au lit deux heures plus tôt le vendredi soir. Si on est plutôt un lève-tard, on demande à notre conjoint de prendre la relève le matin afin de nous permettre de dormir deux heures plus tard qu’à l’habitude. Ainsi, ce deux heures nous permettra de passer un meilleur week-end », suggère-t-elle.  

Le sommeil est donc important à tous les âges et il faut davantage le voir positivement pour qu’il se passe bien. Un processus à apprendre… ou à perfectionner!   

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Brigitte Langevin, experte dodo

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Sommeil:questions et réponses

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