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Dossier superformance

10 Décembre 2014

Mettez vous de la pression sur vos enfants dans leurs activités sportives? 

Dans ce dossier

La pression sur nos enfants: Jusqu'à quel point?

La pression sur nos enfants: Jusqu'à quel point?
Présenté par

L'auteur, qui compte quelques années d'expérience comme entraîneur de hockey mineur et de soccer, a un garçon de 8 ans et une fille de 10 ans. Il a travaillé 11 ans pour les Alouettes de Montréal et travaille depuis 2009 pour Tennis Canada.

 

À peine l'émotion de la naissance de nos enfants derrière nous, nous commençons déjà à planifier l'avenir de notre enfant. "Il sera médecin, ingénieur, avocat, star de cinéma, athlète professionnel," se dit-on. Ok, ok, il faut toujours un peu rêver...

Mais tout de même, comment équilibrer son ambition personnelle pour ses enfants et la liberté de croître pour ceux-ci? La ligne est mince, car on sait bien que tôt dans leur vie, les enfants doivent faire des choix pour lesquels ils n'ont pas nécessairement la maturité nécessaire de faire eux-mêmes.

C'est à ce moment précis que le bon "parenting" entre en jeu. Plusieurs parents poussent à fond tandis que d'autres prennent une attitude très relaxe et retirée. Quelle est la meilleure approche? Ou est-ce un bon équilibre des deux?

La première décision est la plus facile: soutenir les enfants dans leur désir de faire des activités sportives. Bien sûr, ça ne viendra pas d'eux à 5 ans, alors le parent doit être proactif dans la démarche. Quelles sont les activités sportives susceptibles d'intéresser mon enfant? Est-il davantage attiré vers les sports d'équipe ou les sports individuels? Il faut passer du temps avec son enfant pour choisir le bon sport qui saura l'inspirer. Plus vous l'exposerez à des sports, plus votre enfant saura choisir lui-même. Pas besoin de l'inscrire à tous les sports organisés, allez au parc avec des ballons et des balles, emmenez-le patiner l'hiver, allez jouer dans la rue avec lui.

La pression sur les enfants: Les pour

Les enfants ont une capacité d'adaptation exceptionnelle. La pression que vous exercerez sera bénéfique pour eux de certaines façons:

1. Ils apprendront à composer avec le stress. Ça fait partie de nos vies de tous les jours et plus tôt ils y sont exposés, plus ils seront prêts à le gérer. Ils deviendront plus forts et feront face aux défis de la vie avec plus de cran.

2. Vous stimulerez la performance à court terme. En mettant de la pression, votre enfant n'aura d'autre choix que de répondre à vos demandes et il devrait améliorer sa performance plus rapidement.

La pression sur les enfants: Les contre

La pression peut également avoir des répercussions négatives sur les enfants:

1. Vous risquez de mettre en péril votre relation avec votre enfant. S'il voit que vous n'en avez que pour ses performances, il risque assez rapidement de déconnecter et les liens de confiance pourraient être affectés.

2. Vous risquez de gâcher son expérience et mettre en péril sa perception du sport. Si votre enfant a davantage le goût de s'amuser et moins de faire la compétition, il y a de fortes chances qu'il n'apprécie pas la pression. Ainsi, une expérience qui pourrait être positive risque de devenir négative avec ce simple facteur ajouté.

De par ma profession, j'ai côtoyé plusieurs athlètes professionnels. Je respecte ces athlètes au plus haut point. Les sacrifices qu'eux et leurs parents ont dû faire pour se rendre à un niveau respectable sont énormes. Les risques aussi. Pour chaque athlète qui a su se démarquer, plusieurs autres ont sacrifié leur éducation et leur jeunesse sans pour autant connaître le même succès.

Sans vouloir décourager les parents qui voient en leur enfant le prochain Sydney Crosby ou la prochaine Maria Sharapova, je crois que la seule et unique façon d'élever des enfants dans le bonheur est d'être à leur écoute. Certains voudront faire un sport de compétition et y mettre les heures nécessaires. Pas de problème, tant qu'ils comprennent que leurs études sont encore plus importantes que leur sport.

D'autres auront davantage le goût de se regarder dans le miroir en chantant du Marie-Mai à tue-tête. En les écoutant et en les guidant selon ce qui les inspire, nous nous assurons de maintenir cet équilibre si difficile à trouver qui assurera bonheur et succès à long terme. Et ce, sans sacrifier cette chose qui ne passe qu'une seule fois dans notre vie et dans la vie de nos enfants, soit le bonheur d'être un enfant.

 

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