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Dossiers

17 Février 2015

Voici un dossier sur les troubles de comportements alimentaires.

Dans ce dossier

Prévenir les troubles de comportements alimentaires chez l’enfant

Prévenir les troubles de comportements alimentaires chez l’enfant
Présenté par

En tant que parent, nous avons un rôle de modèle important à jouer envers nos enfants. Ils nous regardent nous maquiller ou nous entendent critiquer les autres à l’égard de leur apparence… Ils tendent l’oreille lorsqu’on parle de notre insatisfaction par rapport à notre poids, et comprennent très tôt que l’image corporelle influence positivement ou négativement notre estime de soi. Toutefois, il arrive que nous soyons des modèles hors-pair et que notre progéniture finisse tout de même par souffrir d’un trouble de comportement alimentaire (TCA). Les amis à l’école, les images projetées par les médias et la pression d’atteindre un idéal de beauté sont des facteurs qui influencent aussi les habitudes alimentaires de nos jeunes. Ces conseils vous permettront de mieux intervenir auprès de votre petit ange afin de l’aider à s’aimer, tel qu’il est.

Les causes d’un TCA
 
Si vous culpabilisez en craignant être la source du TCA de votre fils ou de votre fille, n’ayez crainte. Vos propos et vos gestes influencent certes l’alimentation de votre enfant.
 
Dites-vous toutefois que plusieurs autres éléments sur lesquels vous n’avez aucun contrôle peuvent être en cause. Et rappelez-vous que vous aussi, vous étiez sujet à souffrir de problèmes alimentaires. Accusez-vous automatiquement vos propres parents ? Bien sûr que non ! Personne ne désire consciemment et volontairement faire souffrir son enfant. Les propos et les gestes que l’on pose sont parfois anodins et inconscients.  Pensez à votre propre vécu :
 
  • Votre mère se regardait-elle dans le miroir en disant qu’elle aimerait être plus mince ?
  • Votre mère vous a-t-elle déjà dit que vous aviez des « bonnes fesses » ?
  • Votre père a-t-il encouragé votre mère à suivre un régime ?
  • Vos grands-parents vous ont-ils offert des gâteries en cachette ou encore, proposer des biscuits en échange de terminer votre assiette ?
Toutes ces actions ne sont pas de mauvaise foi, mais elles peuvent, à long terme, être à l’origine d’un TCA. Souvenez-vous que les adultes entourant l’enfant ne sont en aucun cas la seule et unique cause d’un TCA. Les troubles de l’alimentation sont aussi reliés à un ensemble de facteurs génétiques, environnementaux, et psychosociaux.
 
Les facteurs génétiques : hérédité familiale, antécédents familiaux de dépression ou de troubles anxieux, TCA chez la mère…
Les facteurs psychosociaux : normes de beauté irréalistes, valorisation de la femme-objet, régimes « miracles », présence d’un trouble anxieux ou dépressif concomitant, personnalité limite (impulsivité, instabilité émotionnelle) ou, à l’inverse, individu de nature contrôlante.
 
Prévenir
 
De toute évidence, vous ne pouvez pas contrôler les gènes, ni les facteurs psychosociaux entourant la venue d’un TCA. Cela dit, vous avez le pouvoir d’intervenir positivement auprès de votre enfant afin d’éviter la présence d’un TCA futur.
 
  • Si votre enfant est souvent d’humeur maussade après l’école, discutez avec lui de ce qu’il a vécu. Est-il victime de moqueries à l’égard de son poids ? Expliquez-lui que vous êtes là pour en parler s’il en a besoin.
  • Évitez les commentaires sur son apparence physique. Même un propos tel que « tu as de belles rondeurs » peut avoir un impact négatif sur l’estime de votre enfant. Que le corps d’un jeune ou d’un adulte soit petit, élancé, mince, rondelet ou grassouillet, en aucun cas la valorisation d’une personne ne doit passer par son apparence corporelle.
  • Inutile de négocier ou de récompenser avec les aliments : encouragez simplement votre enfant à manger à sa faim !
  • Faites la promotion d’une alimentation équilibrée : encouragez les aliments nutritifs au quotidien, mais ne faites pas la leçon à un enfant qui a envie de chocolat le jour de Pâques ! Plus un enfant se sentira privé, plus il voudra manger de l’aliment « interdit ».   
 
Guérir
 
Votre fils vous supplie de lui acheter des suppléments pour maximiser sa performance sportive ? Votre fille prend la fuite à l’heure des repas et perd du poids sans raison ? Il est temps de passer à l’action.
 
Les conséquences de l’anorexie ou de la boulimie peuvent être désastreuses. C’est la croissance de nos enfants qui est menacée : infertilité, retard dans le développement des muscles et du cerveau, os fragiles, troubles cardiaques, carences nutritionnelles graves, etc. Les TCA peuvent menacer leur vie !      
  
Afin d’intervenir en douceur et de maximiser les chances à votre enfant de s’en sortir, voici quelques marches à suivre :
 
  • Manifestez votre inquiétude, et invitez votre enfant à en parler, sans toutefois mettre l’accent sur la présence d’un TCA;
  • Consultez un professionnel de la santé : médecins, psychologues et nutritionnistes sont là pour aider votre enfant, vous n’êtes pas seuls;
  • Oubliez les commentaires sur l’apparence corporelle et l’alimentation de votre enfant : « Tu ne manges pas assez, je veux que tu prennes du poids, mange ! » ou encore « Tu es devenu trop maigre, tu vas casser en deux » sont des exemples de propos qui risquent de faire fuir votre enfant. Laissez les professionnels intervenir à ce propos.
  • Soyez présent, soyez parent ! Après tout, vous serez toujours là pour veiller sur vos petits anges. Vous avez raison de craindre pour la vie de votre enfant s’il est atteint d’un TCA : dans le doute, ne discutez pas. Direction hôpital !
 
Des ressources
 
 
Données inquiétantes

 

45 % des jeunes Québécois de 9 ans sont insatisfaits de leur silhouette. (Institut de la statistique du Québec, 2002)
C’est dès l’âge préscolaire que les jeunes intègrent positivement la notion de la minceur. (Harriger JA et al., 2010)