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Comment l’adulte marque l’enfant

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Il est impossible de ne pas marquer les enfants. Les nôtres, ceux de notre entourage, ceux rencontrés dans un cadre professionnel, ceux que l’on voit fréquemment ou non…

 

Toi l’adulte, tu marques un enfant quand:

Tu t’attardes à ses bourrelets dans son maillot de danse ou de sport.

Tu focalises sur les chiffres sur un bulletin.

Tu te défoules contre la Terre entière et juges ton prochain. 

Tu tentes de le contraindre physiquement à faire quelque chose que tu juges correcte ou nécessaire.

Tu discrédites une personne qu’il aime.

Tu le compares sans cesse aux autres.

Tu le menaces de lui retirer ton amour ou ton attention s’il n’agit pas comme tu l’entends.

Tu ne le crois jamais.

Tu fais tout à sa place pour que ce soit plus rapide et mieux exécuté.

Tu ne l’écoutes pas.

Tu le forces è terminer une assiette.

Tu lui martèles des préceptes et des croyances afin qu’il y adhère sans se questionner.

Tu le conditionnes à agir et penser selon ce que tu attends de son sexe,  de son milieu social ou autres « boites ».

Tu insistes sur ses lacunes et entaches ses rêves.

Tu lui répètes les mêmes « blagues », en sachant que ça le blesse.

Tu refuses qu’il exprime ses émotions.

 

Etc.

 

Toi l’adulte, tu es humain et il t’est impossible de ne jamais marquer négativement un enfant.

Toutefois, tu peux essayer de le faire le plus positivement possible; ça n’effacera pas tout « ton » négatif et celui des autres, mais ça pourra faire une belle différence dans le développement de cet enfant…

 

Toi l’adulte, tu marques un enfant quand:

Tu soulignes le talent et le courage nécessaire au jeune artiste ou sportif pour s’exécuter en public.

Tu félicites l’effort et encourages la curiosité et le plaisir à l’école.

Tu ne mets pas tout le monde dans le même panier et prends le temps de te corriger quand tu as le jugement trop rapide…

Tu gardes en tête que personne n’aime être contraint par la force  (toi le premier) et que ça peut faire très peur à un enfant. Donc si aucune vie n’est en danger, pourquoi ne pas essayer une autre approche?

Tu mets en lumière les qualités et les bonnes intentions des gens qu’il aime. (Même ceux que toi, tu n’aimes pas)

Tu ne le laisses pas se comparer aux autres.

Sans tout excuser et permettre, tu l’assures de ton amour inconditionnel et permanent.

Tu lui accordes ta confiance ou au moins, le bénéfice du doute.

Tu fais avec lui ou tu le regardes faire avec patience et encouragement.

Tu prends le temps de l’écouter réellement.

Tu le laisses apprendre à écouter ses propres signaux de faim ou de satiété; après tout, tu n’es pas dans son corps…

Tu le laisses se renseigner sur les courants de pensée, les croyances et les valeurs de tous et tu demeures disponible pour répondre le plus objectivement possible à ses questions.

Tu fais de ton mieux pour laisser de côté les stéréotypes avec lesquels tu as probablement grandi toi-même.

Tu mets en lumières ses forces et l’encourages à rêver.

Tu pratiques devant lui l’auto-dérision

Tu exprimes tes émotions afin de lui apprendre à faire de même

Etc!

 

On dit qu’il faut de trois à dix fois plus de propos et d'actes positifs que de négatifs dans une vie de couple. À mon avis, le ratio doit être le même dans une relation adulte-enfant. Même si je sais, c’est un idéal parfois ardu à atteindre…

 

Mais si on essayait, pour voir ce que ça donne?

 

Cela ne veut pas dire d’installer Junior sur un trône et de le vénérer… 

Juste, de marquer à grands coups d’amour, pas au fer rouge…

 

Qu’en penses-tu, toi l’adulte?