PUBLICITÉ

Besoins particuliers : comment faire le deuil? Ses deuils?

Comportements image article
À partir du moment où nous devenons parents, notre vie change de façon incroyable. On découvre la puissance de l’amour, la fatigue extrême, le doute, l’angoisse, le jugement, les gourons qui ont la vérité, les coachs qui savent mieux que nous ce que nous devons faire et un marché extrêmement lucratif, axés parfois sur nos besoins, mais plus souvent qu’autrement, sur les désirs de nos enfants!
 
Quand, en plus, ils viennent avec des extras, on fait quoi?
 
Quand, malgré une alimentation bio, un mode de vie sain et le respect de toutes les recommandations liées à une future grossesse, on ressort de l’hôpital avec un bébé malade et/ou handicapé, ou encore qu’en chemin, entre le moment de la conception et ce jour « J » où vous réalisez ou apprenez que votre trésor a un retard, un trouble, une maladie, une allergie, etc., qu’est-ce qu’on fait?
 
On accuse le coup.
 
Comment faire le deuil, les deuils?
 
À part le décès, apprendre que son enfant a «une différence», peu importe le degré de sévérité, c’est frapper un mur. Et parfois, la même situation se répète de façon cyclique, tout au long de la vie de l’enfant, parce que les diagnostics s’invitent un après l’autre, parce qu’en grandissant, les retards et les différences seront toujours plus grands. Le fossé entre la « normalité » et vous deviendra si profond que vous aurez parfois l’impression de vous y noyer.
 
Peut-être pas. Et tant mieux pour vous.
 
Ne restez pas seul(e)!
 
Cherchez du support avec des gens qui vivent la même chose que vous, que ce soit avec les associations, les groupes de soutien, les réseaux sociaux, etc. et demandez de l’aide : au CLSC, au PAE si vous en avez un, aux spécialistes qui entourent vos enfants, à l’école, à vos proches, etc.
 
Je vous encourage fortement à apprendre les étapes du deuil :  découvrez vos mécanismes de défense, comment vous réagissez, reconnaissez les étapes, donnez-vous le temps de…, le droit de., etc.
 
Apprenez les étapes du deuil
 
Pourquoi? Parce que des fois, on a besoin d’un coup de pouce, qu’on oublie trop vite ou encore que l’on n’a juste pas le temps d’y penser. Mais si, comme moi, vous vous retrouvez à vivre plusieurs deuils, le fait de reconnaître ces étapes vous aidera à mieux vivre ces moments ô combien difficiles.
 
Les étapes du deuil sont des réactions normales à un sentiment de tristesse, dont la durée varie selon le vécu des personnes. Il peut arriver lors d’un décès, mais aussi lors d’une rupture tant dans la vie privée que sur le plan professionnel, d’une annonce importante au sujet d’un proche. Ces étapes nous permettent ensuite de tourner la page, jusqu’au prochain!
 
Je vous partage un résumé tout à fait personnel de ma compréhension des travaux d’Elizabeth Kübler-Ross, psychologue qui a présenté les étapes du deuil, mais je ne suis pas une spécialiste, ok?
 
Le choc : C’est une annonce ou un constat qui nous laisse en état de choc, le temps vient de s’arrêter, on se sent dans un état second. Exemple : « Suite aux derniers examens, nous avons découvert que votre enfant avait une maladie orpheline… »
 
Le déni : On n’y croit pas, on refuse et on conteste vivement ou encore, on s’enferme dans notre douleur, on nie parce qu’on a trop de difficulté à croire ce qui se passe. Exemple « ce n’est pas possible, ce n’est pas vrai, c’est une erreur…»
 
La colère ou le marchandage : c’est une période intense, où l’on s’emporte après soi ou les autres, confronté(e) à la réalité, on sait qu’on doit faire un deuil, mais ça fait mal et les émotions sont variées et puissantes : remords, reproches, culpabilité, vengeance, etc. On cherche des réponses, des solutions (c’est souvent à cette étape où l’on est très vulnérable qu’on est prêt à tout essayer pour sauver notre enfant.
Exemple. « C’est la faute de… »
 
La tristesse : c’est un moment de grand désespoir, qui survient souvent quand tout le monde autour de nous a repris son train-train quotidien, on se sent seul(e), isolé(e), incompris(e), parfois, on a des signes de dépression, il faut consulter. Exemple : « Ce n’est pas juste…Pourquoi nous? Pourquoi moi? Qu’allons-nous devenir? »
 
La résignation : On abandonne la lutte en ayant parfois l’impression d’avoir tout essayé, tout donné. Exemple : « C’est la vie…Dieu… Le karma…C’est ainsi. »
 
L’acceptation : on accepte la situation ce qui nous permet de se rappeler aussi des belles choses, des victoires, des réussites, pas juste le négatif. L’espoir renaît.
Exemple : « Ma vie va peut-être mal, mais moi, je vais mieux »
 
La reconstruction : c’est accepter ce qui s’est passé, sans l’oublier, mais aussi aller de l’avant, en se reconstruisant, en adaptant notre vie à notre nouvelle réalité, etc.
Exemple. « Mon enfant est malade, pour mieux concilier notre vie familiale et professionnelle, avec notre conjoint, nous avons décidé qu’un des deux allait faire du télétravail, etc. »
 
Et vous, à quelle(s) du deuil êtes-vous présentement? Que faites-vous pour vous aider?
 
 
 
 
Suggestions de lecture :
 
Marcher dans le ciel, de Sonia Cotten, publié chez Bouton d’or Acadie
 
 
 
Sur Yoopa, vous pouvez aussi retrouvez plusieurs ressources :