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Garde toujours ta belle fierté

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Mon cher fils,
 
Tu auras deux ans en avril et j’ai envie de te parler de ce qui me frappe chez toi en ce moment.  Non, je ne parle pas du Terrible Two…
 
Ce qui me frappe, me touche, me rend heureuse, c’est de te voir être fier de toi.
 
Ça peut sembler stupide pour certains, mais moi, ça me fait du bien,
 
Tu joues tout seul et tu te mets à compter ou à chanter et je t’entends dire « Bravo Liam! ».
 
Tu dessines ou tu peins, en t’arrêtant régulièrement pour admirer ton oeuvre et t’exclamer « C’est beauuuuu! », « C’est joliiii! ».
 
Et lorsque quelqu’un te félicite pour quoi que ce soit, tu réponds « Merci beaucoup ».
 
Tu ne le sais pas, mais tu vis des moments tellement précieux!
 
Tu es capable de te féliciter pour tes efforts, tes créations et d’accepter que les autres le fassent aussi.
 
Tu ne fais pas preuve de fausse modestie, tu ne te dénigres pas, tu ne te compares pas aux autres… Tu n’as pas peur de paraitre vantard, pas peur d’être ridiculisé non plus.
 
Bref, un monde  de possibilités t’appartient et c’est merveilleux!
 
Je ne sais pas trop quand les premiers « pollueurs de fierté » apparaitront dans ta vie. J’aimerais dire jamais, mais c’est impossible. Comme tout le monde, il viendra un jour où ta confiance fléchira.
 
Quand tu seras critiqué, que tu verras un ami performer de façon exceptionnelle, quand tu auras une mauvaise note ou qu’un de tes projets s’écroulera… Quand tu arriveras troisième au podium ou que tu n’atteindras pas ce podium… Quand tu liras ou entendras des pseudo-vérités sur le talent, l’intelligence, la réussite… Quand des gens voudront paraitre plus grands en t’écrasant… Quand on te dira que ça ne se fait pas, d’étaler sa réussite et sa fierté (Mais pourquoi donc?)…
 
Ou quand tu entendras un membre de ton entourage se dévaluer…
 
Quand tu seras donc un peu « contaminé » par le monde, les situations, les peurs et que la tentation sera forte de te dénigrer toi-même, j’espère qu’il te restera un peu des étoiles que tu as dans les yeux en ce moment. Un peu de cette flamme qui t’anime, de cette joie qui émane de toi.
 
J’espère que, les jours de gloire comme ceux de tempête, tant à tes débuts scolaires que lorsque tu te raseras avant le boulot, tu sauras te dire encore « Bravo Liam! ».
 
Pour ma part, j’ai la chance de t’avoir, au milieu de mes doutes personnels. Quand ça va moins bien, je n’ai qu’à te revoir t’applaudir devant tes jeux et tes oeuvres. Pourquoi n’en ferais-je pas autant?
 
Après tout, le premier exemple d’un enfant, c’est son parent. Si je veux que tu sois fier de toi, je dois aussi me montrer fière de moi!
 
Tout autant que je suis fière de ta fratrie et toi…