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Ils sont prêts pour le championnat mondial de chicanes

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Je pense que mes enfants n’ont jamais été aussi épuisants que cette année. Pourtant, à 9 et 12 ans, le pire est supposé être passé. Ils font leurs nuits, ils peuvent se déplacer par eux-mêmes et ils ont droit à plus d’autonomie. Ils devraient donc en profiter pour se faire un peu oublier de leurs parents.
 
Mais non. Ils choisissent de se chicaner. TOUT LE TEMPS.
 
Ile ne peuvent pas juste jouer ensemble; il faut qu’ils jouent l’un contre l’autre. Ils ont le talent de transformer n’importe quel jeu anodin en compétition. Vous avez déjà parti une chicane en faisant un casse-tête, vous? Eux oui. Pour 8 secondes de beaux moments, il y a des heures de confrontation.
 
Si un des deux est tranquille, l’autre viendra assurément chercher le trouble. Si tout est calme et qu’aucune compétition n’est possible, alors on entendra résonner un rire baveux (pour je ne sais quelle raison) et ça mettra le feu aux poudres.
 
Je pense qu’ils se pratiquent pour le Championnat Mondial des Chicanes. En tout cas ils ont beaucoup de talent. Parmi leurs spécialités :
 
-       Le gossage à relais
-       Le marathon de provocation
-       Le lancer de l’insulte
-       La lutte incessante
-       Le tiraillage synchronisé
 
Le pire, c’est que je n’ai même pas l’impression qu’ils se détestent. Ils ne peuvent pas se supporter, d’accord. Mais c’est comme… un jeu. Et c’est ce qui me tombe le plus solidement sur les nerfs. J’essaie de leur dire que dans ce jeu, y’a que les parents qui perdent. Mais ils ne comprennent pas.
 
Ils s’aiment, au fond. Ils ont juste la mission de ne pas le démontrer. Pourquoi? Aucune idée.
 
J’aime leur répéter qu’un jour, ils vont s’inviter à souper. Quand ils seront adultes, ils vont faire des sorties ensemble de leur plein gré! Ils vont surement avoir une complicité extraordinaire quand ils vont parler dans le dos de leurs parents et se rappeler à quel point ils étaient grognons de ne pas tolérer leurs charmantes « discussions ».
 
En attendant ce jour-là, il paraît qu’il faut savourer chaque instant. Je vais donc écouter les répliques mille fois entendues de leur pièce de théâtre habituelle.
 
« Arrrrêêêêête! »
« Non, c’est moi qui l’avait! »
« Papaaaa! Il a fait ci! Oui mais l’autre a fait ça! »
« Pouhahahaha! »
 
Pour la chicane, j’ai des athlètes de haut niveau.