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Une rondelle (dans sa fenêtre) ne fait pas le printemps

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Avouez : Une enfance n’est pas complète si on n’en profite pas un peu pour faire quelques gaffes.
 
Si on ne peut pas utiliser cette période bénie pour apprendre de nos erreurs, on ne le fera jamais. L’enfance sert à se mettre les pieds dans les plats… et apprendre à s’en sortir.
 
C’est ce que j’essayais de faire comprendre à mes enfants la fin de semaine passée, en ramassant des morceaux de vitre brisée. Bah, une rondelle de hockey dans une fenêtre, quoi de plus normal, non? Charmants gamins.
 
D’accord, je l’avoue. Entre le moment où le « Bling! » s’est fait entendre et ce moment de calme discussion philosophique, il s’est tout de même passé de longues minutes moins zen.
 
Faut dire que juste avant qu’ils ne lancent la rondelle au seul endroit interdit, je venais de leur rappeler la consigne. Dix minutes avant, gros max. Mais vous connaissez les enfants, une consigne, c’est de l’air. Surtout quand on s’amuse. En fait, la consigne parentale n’est lancée que pour une raison : nous permettre de dire après : « Je vous l’avais dit! »
 
Bref, jamais je n’aurais pu imaginer que mon garçon pouvait viser aussi mal. Plekanec aura de la compétition. Ma fille, qui faisait office de gardienne, s’en voulait de ne pas avoir arrêté la rondelle malheureuse. Mais à voir l’angle du lancer par rapport au filet, elle peut se consoler : elle n’avait aucune chance. On ne demande pas à Price d’empêcher les rondelles d’aller dans les gradins.
 
Peu importe la raison ou le manque de visou, il reste que la rondelle a trouvé son chemin jusqu’à la fenêtre du sous-sol. Mon garçon a offert de payer les réparations avec son argent de poche. Et par principe, j’ai accepté.
 
Que serait une gaffe sans une petite conséquence, n’est-ce pas? Réparer ses erreurs, ça fait partie de l’apprentissage. Anyway, ça lui fera du budget en moins pour perdre du temps avec ses jeux vidéo.
 
Mais comme un malheur vient souvent avec une histoire, les enfants ont également dû m’entendre raconter la fois où moi aussi j’avais brisé une fenêtre, quand j’étais petit. Dans mon cas c’était avec une balle de baseball. J’avais dû aider mon père à changer la vitre à la main, avec le mastic et tout. Comme Passe-Carreau avec Fardoche. C’était dans le temps où on réparait les choses soi-même, voyez-vous.
 
Oui, être petit, c’est faire des erreurs. Les parents devraient toujours prévoir un budget gaffe : il est presque certain que les enfants vont briser quelque chose, un de ces jours. Une poque sur l’auto, une marque sur le plancher, un cellulaire échappé sur le béton, etc.
 
Quand ce n’est que du matériel, bah, tant pis. On grogne, on répare, on apprend. Les gaffes font partie de la vie. C’est ce qui nous rend humains.
 
Il paraît qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Par ma fenêtre je n’ai pas vu d’hirondelle… mais une juste une rondelle. Qui, contrairement au printemps, arrivait un peu trop vite.