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Angoisse de séparation : comment s’en sortir

Développement de l'enfant 0-24 MOIS image article
Votre bébé pleure quand il vous perd de vue? Il semble plus craintif qu’avant? Il a le sourire moins facile? Quand vous partez, c’est la crise? C’est probablement l’angoisse de séparation. Voici comment vous en sortir.
 
Pendant les premiers mois de sa vie, le bébé croit qu’il ne fait qu’un avec sa mère. Pour lui, pas de différence. Puis, tranquillement, ses capacités évoluent. Son développement l'amène à comprendre tout à coup qu’il est un être entier « détaché » de sa mère. Du coup, cette prise de conscience de son individualité rend le bébé craintif : il a peur d’être abandonné. De plus, le tout coïncide aussi avec le fait qu’il est désormais capable de distinguer ses proches des étrangers. Ce brouhaha relationnel survient habituellement autour de 7 ou 8 mois et c’est ce que l’on appelle l’angoisse de la séparation.
 
Cette réaction est normale chez les tout-petits et fait partie de leur développement. C’est même le signe que votre enfant gagne en intelligence. Toutefois, si tous les bébés passent par cette étape, certains en sont plus affectés que d’autres. Voici quelques trucs concrets pour mieux vivre – autant lui que vous – ces moments critiques.
 
Être soi-même moins anxieuse. Les bébés sont des éponges. Si on est soi-même anxieuse ou si on redoute les départs (à la garderie, par exemple), on transmet, sans le vouloir vraiment, une partie de nos angoisses à nos enfants. Ceux-ci le sentiront et les « au revoir » vont s’éterniser et même finir dans les pleurs… pour tous les deux!
 
Encourager son indépendance. On laisse notre enfant jouer sans nous. On peut être tout proche, lire près de lui, préparer les repas, etc. Aussi, dès qu’il manifeste une contrariété, on essaie de le laisser trouver une alternative ou on le guide avec notre voix. Ainsi, il prend confiance en lui tout en nous sachant tout près.
 
Ne pas éterniser les départs. On ne part pas à la sauvette, mais on n’éternise pas inutilement les départs. On répète à notre enfant qu’on va revenir, on le rassure puis… on part. Sans revenir.
 
Ne jamais partir « en surprise ». Toutefois, on ne profite pas d’une diversion pour partir sans l’avertir. Cette approche ne ferait qu’aggraver son angoisse d’être abandonné.
 
Créer une routine. Pour rassurer notre enfant, on peut inventer une petite formule qu’on répète à chaque départ. On peut aussi faire les choses toujours de la même façon question de le rassurer et de lui donner des repères.
 
Jouer à cache-cache. Quand on fait des coucous (en se cachant le visage derrière une couverture) ou encore qu’on s’amuse à cacher des objets puis à les faire réapparaître, on apprend une notion importante à notre enfant : il prend ainsi conscience que même s’il ne voit pas les personnes ou les objets, ceux-ci existent quand même. C’est rassurant, pour lui, d’intégrer cette donnée.
 
Poursuivre nos activités et nos sorties. Même si nos sorties sont parfois plus difficiles, on continue de voir la famille et les amis. On met notre enfant en contact avec la visite, on l’encourage à aller vers les autres sans toutefois le forcer. Notre enfant a besoin de contacts sociaux pour apprendre à se défaire peu à peu de son angoisse. Aussi, on continue de le faire garder pour s’accorder du temps en solo ou en amoureux. On choisit des gardiens de confiance. Même si les départs sont plus émotifs, on reste confiant et on ne se culpabilise pas si notre enfant pleure un peu quand on part.
 
Lui offrir un objet transitionnel. Que ce soit un toutou, une couverture, un jouet ou une poupée, un objet transitionnel aide notre enfant à supporter notre absence et à mieux vivre ses grandes émotions, l’angoisse de séparation étant l’une des premières. C’est souvent pour cette raison que c’est à cet âge que l’enfant « s’accroche » à un objet en particulier et le trimballera ensuite longtemps avec lui. Cet objet devient une source de réconfort pour affronter les défis qu’il vit.