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Besoins particuliers : comment aider les parents ? (2e partie)

Développement de l'enfant image article
Dans Besoins particuliers : comment aider les parents ? (1re partie), je vous partageais des idées et des suggestions quant aux besoins des parents recueillis suite à un petit sondage maison. Dans ce billet, voici un résumé des nombreuses réponses reçues à ma dernière question :« ce que les parents ont besoins d’entendre ou pas ».
 
Attention, le but de l’exercice n’est pas de juger ou encore de créer de malaise. Moi-même, je répète souvent « ça va aller » avec empathie et bienveillance alors que pour certains, ce n’est pas bien reçu. La vérité, c’est que des fois, je ne sais pas quoi dire de plus.
 
Comme ça vous arrive peut-être à vous aussi, voici «quoi dire et ne pas dire aux parents d'enfants à besoins particuliers » :
 
Les parents ont besoin d’entendre :
 
- Qu’ils sont de bons parents et qu’ils font les bons choix
- Qu’ils sont les spécialistes de leur enfant, que ce sont eux qui les connaissent le mieux
- Qu’ils font une bonne « job »,
- Qu’on les remercie, parce qu’ils travaillent fort et que ça paraît
- Qu’ils sont persévérants, que leur implication et leur dévouement font une différence dans la vie de leur enfant
- Que leurs enfants sont chanceux de les avoir
- Que leurs enfants ont leur place dans la société, la famille, la communauté, etc.
- Qu’ils seront toujours les bienvenues, sans jugement, avec leurs difficultés, etc.
- Qu’on parle de leurs enfants sans toujours faire allusions à leurs particularités
- De belles choses, des points positifs, des forces, etc. au sujet de leur enfant.
 
Les parents ne veulent pas entendre :
 
- Que tout va bien aller, qu’ils s’inquiètent pour rien, qu’au moins, leur enfant est « en santé «  ou « que ça ne paraît pas », qu’ils devraient voir le positif, etc,
- Qu’ils en demandent trop ou pas assez, qu’ils exagèrent ou minimalisent, qu’ils sont dans le champs, etc.
- Qu’ils ne devraient pas droguer leurs enfants, qu’ils devraient lire tel livre ou essayer tel régime, tel produit naturel ou cette nouvelle thérapie révolutionnaire, qu’ils n’en font pas assez, etc.
- Qu’ils sont courageux, qu’à leur place, on ne saurait quoi faire, qu’une chance qu’eux, leurs enfants vont bien, etc.
- Que les enfants d’un tel ont aussi eu ce genre de problème, que dans leur temps, leur coin, ça n’existait pas, etc. Qu’on devrait leur laisser notre enfant, il n’y en aurait plus de problème !
- Que ça ne paraît pas, qu’on doute du diagnostic, que c’est peut-être l’enfant qui est paresseux ou qui les manipule, que les parents ne sont pas assez sévères ou encore trop exigeants, etc.
 
 
Du jugement, de l’ouverture, de la reconnaissance. Un peu comme tous les parents, non ?