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Besoins particuliers et TDA/H : vrai ou faux?

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Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est un sujet vendeur, ce qui pourrait être une bonne chose pour démystifier ce trouble neurologique, malheureusement, ce sont plutôt des informations mensongères qui sont véhiculées.
 
Comment mettre un frein à tout ça? En diffusant de l’information de qualité, claire et accessible pour tous et ainsi aider la population à différencier ce qui est vrai de ce qui est faux pour briser les mythes qui persistent.
 
Voici donc quelques questions pour vérifier vos connaissances. N’hésitez pas à les partager pour faire avancer le débat et favoriser une meilleure connaissance du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).
 
Parce que…le village, c’est nous!
 
VRAI OU FAUX? 
 
1. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est un trouble nouveau, inventé par les compagnies pharmaceutiques? »
 
Faux.  Il a été décrit pour la première fois au milieu des années 1800 par le docteur Heinrich Hoffman, un médecin allemand auteur de livres pour enfants. En 1902, la science médicale a évoqué pour la première fois des cas d’enfants manifestant des signes d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité. Le TDA/H n’est ni nouveau, ni inventé!
 
2. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est diagnostiqué chez trop d’enfants? »
 
Faux. Le TDA/H est un trouble très commun représentant environ 5 % à 7 % des enfants d’âge scolaire. Au cours des dernières années, les diagnostics ont augmenté parce que les médecins, les intervenants et la population connaissent mieux ce trouble. Il y a aussi plus de filles adultes qui reçoivent ce diagnostic.
 
3. « Les enfants ayant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) sont mal élevés, de vrais enfants roi qui auraient besoin de plus de discipline, voire d’un coup de pied au c..! »
 
 
4. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) vient souvent avec d’autres diagnostics »
 
Vrai. Le TDA/H vient souvent avec des amis, qu’on appelle troubles associés ou encore comorbidité chez 8 enfants sur 10 (80 % des cas), dont le trouble oppositionnel avec provocation, les troubles de l’humeur, dépression, les troubles d’apprentissage, le trouble de conduite, les troubles anxieux, les troubles de sommeil, les troubles d’alimentation et le syndrome Gilles de la Tourette, etc.
 
5. « Les enfants ayant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) ont de la difficulté à reconnaitre leurs torts? »
 
Vrai. Il arrive fréquemment qu’ils ne se souviennent pas de la situation conflictuelle ou qu’ils ont agi sans réfléchir, sous l’impulsivité. Ça peut devenir un vrai casse-tête. De-là l’importance de travailler les habiletés sociales et de mobiliser tous les différents intervenants pour accompagner l’enfant.
 
6. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) TDAH est toujours associé à des retards et/ou des troubles d’apprentissage. »
 
Faux. Leurs difficultés sont souvent dues au retard scolaire en raison du manque d’attention et/ou de difficultés de comportement qui occasionnent trop de retraits de la classe ou tout simplement parce qu’ils n’étaient pas disponibles. Enfin, plusieurs ont des troubles d’apprentissage associés qui sont les causes de leurs difficultés académiques qui nécessitent une aide supplémentaire.
 
7. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) TDAH est causé par la malbouffe et les aliments trop sucrés. »
 
Faux. Aucune observation scientifique ne permet d’avancer que le sucre et les aliments vides (parfois qualifiés de malbouffe) provoquent le TDA/H. Selon des observations récentes, les additifs alimentaires augmentent les niveaux d’activité chez tous les enfants. Rien n’indique qu’un changement de régime alimentaire contribuerait à une réduction des symptômes du TDA/H ou à une amélioration du comportement ou des apprentissages scolaires.
 
8. « En milieu scolaire, les adaptations proposées pour les élèves ayant un ayant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) sont des privilèges non nécessaires qui les rendent paresseux, peu ou pas autonomes. »
 
Faux. Au contraire, c’est les outiller, leur donner des chances de réussite et préserver du même coup leur estime de soi. Pourquoi? Parce que les adaptations aident au développement de l’enfant, un peu comme des lunettes pour une personne qui a un trouble de vision, favorisent les apprentissages et permettant du même coup aux jeunes de partager leurs apprentissages lors des examens et/ou des évaluations.
 
9. « Les enfants ayant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) sont paresseux et manquent de motivation! »
 
Faux. Par contre, ils doivent faire plus d’effort pour effectuer chaque tâche qu’on leur demande, maintenir leur attention sur une longue période (ex. arrêter de bouger, contrôler leur impulsivité, etc.) demande un effort immense qui entraîne de la fatigue et des abandons
 
10. « Les enfants qui peuvent regarder un film ou jouer aux jeux vidéo toute une journée n’ont pas de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). »
 
Faux. La télévision, les films et les jeux vidéo sont des stimulants qui captent l’attention des enfants. De plus, lorsqu’ils aiment une activité, leur motivation est encore plus grande. Cela n’a rien à voir avec l’exécution d’une tâche académique ou encore domestique sans intérêt pour le jeune.
 
11. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) se résorbe à l’adolescence ou disparaît à l’âge adulte. »
 
Faux. Environ 50 % à 65 % des enfants qui présentent un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) continuent d’avoir les mêmes symptômes à l’âge adulte. Le choix des programmes d’étude, le style de vie et les trucs que la personne développe pendant son parcours scolaire peuvent avoir un impact et diminuer plusieurs symptômes.
 
12. « Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) se guérit en prenant des pilules. »
 
Faux. Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) se ne guérit pas en prenant des pilules puisse que ce n’est pas une maladie, mais bien un trouble neurologique (au cerveau). La prise d’une médication, seule, ne donnera pas grand-chose. Elle doit être accompagnée par des interventions tant du côté des apprentissages que du comportement, des adaptations ainsi qu’un travail d’équipe de tous les adultes qui entourent l’enfant.
 
13. « Un enfant médicamenté pour un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) a plus de chance de tomber dans la drogue à l’adolescence. »
 
Faux. On observe plutôt un taux plus élevé de toxicomanie chez les adolescents ayant un TDA/H qui n’ont pas de traitement (médication, aide ou suivi d’une manière ou d’une autre), particulièrement chez ceux qui ont un trouble associé de conduite et/ou de comportement.