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Besoins particuliers : les couleurs de l'autisme

Développement de l'enfant image article
J’ai toujours écrit, un peu, sans plus. J’étais surtout une « jaseuse » ou encore, une « raconteuse ». Jusqu’au jour où je me suis retrouvée toute seule, m’étant isolée suite à un choc post-traumatique, alors qu’autour de moi, il n’y avait que des familles normales, vivant des situations pas toujours faciles, mais auxquelles on peut s’attendre en devenant parent.
 
Je n’avais pas prévu que mon premier enfant aurait une maladie chronique, qu’il serait hospitalisé plusieurs fois entre ses 9 et 21 mois, que le dernier épisode me laisserait à jamais marquée (et marquerait toute ma famille) alors que j’étais enceinte de 30 semaines de mon 2e. De toute façon, ce n’est pas le genre de situation que nous pouvons envisager ni souhaiter.
 
Sortir de l’isolement
 
Douze ans plus tard, c’est encore douloureux parfois et je pleure en écrivant ses lignes. Depuis, j’en ai vu de toutes les couleurs, j’ai reçu de nombreux diagnostics pour un, pour l’autre, portant parfois des noms de maladies, d’handicaps et de troubles. Moi-même, j’en collectionne quelques-uns.
 
Ce qui a fait une vraie différence dans ma vie, c’est quand j’ai enfin rencontré d’autres parents qui vivaient des histoires similaires, qui avaient aussi plus de vécu et d’expérience que moi, que leurs partages me faisaient du bien, m’inspiraient, m’apportaient des pistes de solution ainsi que de l’espoir.
 
C’est ainsi que j’ai commencé à écrire et que j’ai rencontré des milliers de personnes extraordinaires, avec qui échanger, partager, réfléchir et parfois aussi, agir.
 
L’action comme mécanisme de défense
 
J’ai croisé des femmes qui sont devenues à la fois des modèles, des sources d’inspiration et de résilience, mais aussi des amies, Catherine Kozminski et Nadia Lévesque avec qui je partage plusieurs points, dont un certain mécanisme de défense, « l’action » !
 
L’action pour faire bouger les choses, l’action pour faire avancer les débats, l’action pour sensibiliser la population et les instances politiques, l’action pour chasser notre peur, nos propres démons, mais surtout, l’action face à l’inaction des autres !
 
Et étant toutes les trois mamans, c’est surtout par l’écriture, en mettant des mots sur nos maux, nous permettant de nous évader de notre détresse, d’exorciser la douleur, d’aller ailleurs, d’avancer, de retrouver l’espoir.
«Avoir un enfant autiste, différent, ayant des besoins particuliers, en attente d’un diagnostic, peu importe le statut ou le code dans lequel on l’a classifié, fait en sorte que l’on court constamment après des ressources qui relèvent davantage d’un jeu de la catégorie des « Cherche et trouve ». – Catherine Kozminski
 
Unir nos voix pour une cause : l’autisme
 
C’est ainsi qu’un matin, nous avons eu l’idée de nous donner la main pour créer une campagne de sensibilisation à la différence, Les couleurs de l’autisme. Chaque jour, pendant 30 jours, nous allons présenter 30 portraits de diverses réalités vécues par les personnes autistes, leurs proches, la fratrie et les intervenants.
                                                                                       
C’est grâce à nos filles, Maëlle, Ariane et Camille, ayant des besoins particuliers, que nous nous sommes reconnues à travers notre réalité sur les réseaux sociaux, que nous sommes devenues amies et c’est par ceux-ci que nous souhaitons que la réalité de chacun, quelle qu’elle soit, puisse être racontée à travers ce projet, que nous souhaitons rassembleur, Les couleurs de l’autisme.
 
Alors, je vous invite à participer à votre tour en suivant nos publications avec le hashtag #30couleurs, les partageant, mais surtout, en prenant part à la conversation.
 
Et vous, quelle est votre couleur ?
 
Pour nous joindre, écrivez-nous à 30couleursdelautisme@gmail.com