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Besoins particuliers : mais où sont les papas? 2e partie

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Dans mon dernier billet, BESOINS PARTICULIERS : mais où sont les papas? 1re partie, je vous expliquais comment, quand et pourquoi j’ai commencé à écrire. Je mentionnais aussi que depuis quelques temps, je reçois des commentaires comme quoi qu’il n’y a pas juste des «mamans » qui sont courageuses, qui s’occupent des enfants, des soins, des thérapies, etc. 
 
C’est vrai et je n’ai jamais dit le contraire.
 
Alors, qui fait quoi ?
 
Dans presque tous les foyers, le partage des tâches ménagères et des soins aux enfants n’est pas équitable selon de nombreuses études. Voici quelques faits:
 
Les femmes passeraient 3h26 par jour aux tâches domestiques contre 2 h pour les hommes.
 
Selon Statistique Canada, dans une famille nucléaire avec un ou des enfants, sur une semaine :
 
1⁄4 des pères ne consacrent pas de temps aux soins des enfants
1⁄4 des pères consacrent moins de 5 h aux tâches domestiques
1/3 des mères consacrent plus de 30 h aux soins des enfants
1⁄4 des mères consacrent plus de 30 h aux tâches domestiques parentales.
 
La charge mentale qui alourdit le quotidien des mères parce que contrairement aux pères qui attendent qu’on leur dise de faire les choses, celles-ci doivent y penser en plus.
 
L’épuisement des parents d’enfants à besoins particuliers
 
Lorsque les tâches parentales sont passablement plus lourdes que celles des parents épargnés par les « besoins particuliers » d’un enfant, on doit aussi jongler avec tâchent supplémentaire qui mènent souvent à l’épuisement : prendre les rendez-vous avec les spécialistes, accompagner les enfants, suivre des programmes de réadaptation, adapter la maison, l’horaire de travail, faire les liens et les suivis avec tous les intervenants, les soins spécifiques à apporter au quotidien, etc.
 
Après plusieurs recherches et lectures, dont Le travail domestique et de soin réalisé par les mères et les pères d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) au Québec (juin 2015), je constate que les mères sont plus affectées par la lourdeur des tâches dans un contexte de « besoins particuliers », qu’elles passent plus de temps avec l’enfant, qu’elles deviennent une experte de ses besoins, qu’elles travaillent en amont, etc., mais qu’il y a aussi trop de
 
Lorsqu'elles exercent un emploi à temps plein, les mères consacrent deux heures de plus que les pères chaque jour aux activités domestiques et données qui expliquent pourquoi je ne suis pas capable de résumer le tout avec un chiffre, une statistique.
 
De plus, comme la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre lorsque nous avons un enfant qui a des besoins particuliers, un des parents peut présenter des difficultés similaires (sans avoir jamais reçu de diagnostic) ainsi que le reste de la fratrie. Ça commence à faire beaucoup de monde avec des besoins particuliers, ne trouvez-vous pas? C’est simplement un exemple pour illustrer comment le sujet est complexe et ô combien plusieurs facteurs peuvent influencer ou pas la présence des deux parents, leur implication, etc.
 
Mais où sont les papas alors?
 
J’en suis arrivée à la conclusion que les papas sont là, mais pas de la même façon que les mamans dans les familles en général et de façon encore plus marquée lorsqu’il y a des défis supplémentaires comme la maladie, un handicap, un trouble, une allergie, une conditions particulières, etc. qui colorent la venue d’un enfant.
Ce qui me surprend aussi, c’est que lorsque l’on croise un papa qui s’implique dans les rendez-vous, les suivis, etc. il devient automatiquement un héros qu’on cite en exemple et qu’on pointe du doigt ? N’est-ce pas la preuve qu’au contraire, il y a quelque chose qui cloche ? Qu’ils ne sont pas assez présents, voire absents ?
 
Est-ce que si nos instances politiques mettaient de l’avant de vrais services adaptés aux besoins des familles incluant l’enfant ayant des besoins particuliers, mais aussi les parents et les autres membres de la famille, en investissant de réelles ressources humaines et monétaires, il y aurait moins d’inégalité, de détresse psychologique, d’extrême épuisement et un meilleur partage des tâches domestiques et des soins aux enfants ?
 
Qu’en pensez-vous ?