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Jouer au docteur (fin)

Développement de l'enfant image article

Comment accompagner?

Il n’y a pas de recette miracle pour aider les enfants à traverser harmonieusement  les différentes phases de développement de leur sexualité. Jocelyne Robert précise toutefois que l’on met toutes les chances de son côté si l’on fait preuve de bon sens et que l’on demeure attentif.

«À mon avis, il faut avant tout effectuer un examen de conscience honnête. On doit faire le point sur l’éducation sexuelle que nous avons nous-même reçue, sur ce qui nous met mal à l’aise, sur les idées fausses que l’on a apprises, etc. Il faut être franc et tenter d’élucider pourquoi telle ou telle attitude de notre enfant nous gêne.» En effet, bien souvent, on accepte les choses «intellectuellement» - c’est-à-dire qu’on les comprend - mais elles continuent de nous déranger «émotivement». C’est pourquoi il est essentiel d’identifier et d’exprimer nos propres limites, pour ne pas en poser à notre enfant sans le vouloir…

«Il faut être très présent, et surtout avoir une oreille «en forme de cœur!», ajoute madame Robert. Tout se joue dans la façon dont s’effectue l’intervention des parents, qui doivent veiller à ne pas transmettre leurs propres angoisses. On doit également profiter des moments propices qui se présentent pour créer un dialogue sur la sexualité. Il est très important de ne pas l’extraire de la vie courante et de l’intégrer dans le cours naturel de l’existence.» Il y a en effet beaucoup d’occasions à saisir pour parler de sexualité avec ses enfants, mais on ne les voit pas toujours : une voisine enceinte, un film où un couple s’embrasse, etc. Aux parents de s’en servir pour faire passer le message, et ce avant l’adolescence, car alors, il sera un peu tard pour amorcer la communication.

«Bien souvent, les parents parlent de sexualité à leurs enfants pour la première fois en les prévenant des dangers des MTS, du SIDA, des abus sexuels, etc. C’est devenu notre prétexte pour parler de sexualité, parce qu’au fond, ça nous fait un peu peur», conclut Jocelyne Robert.

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