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Tant qu’à faire quelque chose, fais-le donc comme il faut!

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« Tant qu’à faire quelque chose, fais-le donc comme il faut! »
 
C’est sans doute une phrase que vous avez déjà entendue de la bouche de vos parents (ou de votre patron). Et il y a de bonnes chances qu’elle sorte aussi de votre bouche un jour, en parlant avec vos enfants.
 
Plus ils vieillissent, plus on leur donne de l’autonomie. Et plus ils ont d’autonomie, plus ils découvrent ce qui vient avec : les responsabilités.
 
Les inciter à bien faire les choses. Dans le grand catalogue des défis de parents, celui-là en est un de catégorie Expert. Et d’ailleurs, il ne s’applique pas aux tout jeunes enfants.
 
Parce qu’au départ de la vie, chaque apprentissage est une victoire. Quand un bébé fait ses premiers pas, on se balance pas mal de savoir s’il va en ligne droite. On ne critique jamais l’agencement des couleurs du premier dessin de bonhomme allumette. Et c’est rare qu’on exige une technique professionnelle quand ils font leurs besoins dans le petit pot. Non, avec les petits, c’est le Royaume de la découverte, point.
 
Mais un jour, on n’a pas le choix de devenir un tantinet plus exigeant. Ce qui n’est pas une partie de plaisir, je vous le confirme.
 
Créer des routines avec les enfants était déjà un bon défi, voilà qu’il faut ajouter une difficulté supplémentaire : La qualité d’exécution. Juste de les obliger à faire quelque chose de plate, c’était déjà pas évident. Alors quand il faut en plus insister pour que ce soit bien fait, bonjour la patience.
 
Brosser ses dents, c’est bien. Mais tout croche, ça ne vaut pas grand-chose.
Se débarrasser de ses devoirs, c’est user un crayon pour rien.
Et rester immobile sous le robinet de douche en chantant des ritournelles de la Reine des Neiges, ce n’est pas « se laver ».
 
Des fois, on se demande s’ils ne font pas exprès pour être mauvais dans les tâches fastidieuses. Question que papa ou maman le fasse finalement à leur place.
 
Après tout, c’est un truc que même les adultes utilisent depuis longtemps. Vous voyez, moi, je ne suis pas vraiment super bon pour coudre ou faire reluire une salle de bain… Et je ne sais pas si j’ai vraiment le goût de m’améliorer. Chuuut! Ça reste entre nous.
 
Parfois, on se sent fatiguants nous-mêmes de toujours en demander plus à nos enfants.  On navigue sur la fine ligne entre exiger davantage et protéger leur estime. Pourtant, on n’a pas le choix. Un jour, il va falloir qu’ils apprennent à bien faire les choses.
 
J’entends déjà l’argument : « Le perfectionnisme est une maladie, mon vieux. Personne n’est parfait dans la vie. » Et je suis totalement d’accord. On ne doit pas exiger la perfection. Mais on doit la viser. Ce qui est TRÈS différent.
 
Il ne nous reste d’autres choix que de s’endurcir un peu le cœur et de refuser les compromis. Quand quelque chose est mal fait, on doit leur faire reprendre. Le pire serait de simplement critiquer et de finir en le faisant nous-mêmes. Zéro apprentissage.
 
Recommencer, tant qu’il n’y aura pas d’amélioration. Les accompagner s’il on le désire, les surveiller s’il le faut, mais recommencer. Il faut qu’ils apprennent que le temps qu’ils perdent à recommencer une tâche mal faite est toujours plus pénible que le temps de la faire comme il faut. (Y'a aussi des adultes qui n'ont toujours pas compris ce concept.)
 
Et tout ça, ça demande beaucoup de patience et de temps pour nous aussi.
 
Soupir. Pas simple, élever des enfants. C’était nettement plus facile de les fabriquer. (Et ça, hum, je vous assure que ça a été extrêmement bien fait…)