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#Eux

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Ils mènent parfois un boucan à tout casser. Portes qui claquent, pas précipités dans les escaliers ou au-dessus de ma tête. Leurs choix musicaux et télévisuels peuvent devenir obsessifs.
 
Ils raffolent rarement du même repas et n’ont pas souvent les mêmes envies d’activités.
 
Par contre, quand ils sont malades, c’est souvent en synchro!
 
Ils ont chacun leurs défis, leurs besoins et me réclament souvent tous en même temps.
 
Ils s’aiment tout en parvenant à se taper royalement sur les nerfs et quand ça arrive, ils viennent chacun me raconter leur version des évènements dramatiques que l’un ou l’autre a supposément provoqués.
 
Quand je suis soulagée d’avoir réglé le dossier capital de l’un et que je pense pouvoir m’assoupir un peu, un autre m’apporte son dossier prioritaire, qu’il voudrait voir réglé depuis hier.
 
Quand l’un pleure pour une écorchure ou attend son repas, l’autre téléphone pour une urgence ou par besoin soudain de se confier maintenant. Quand l’un a un rendez-vous médical, l’autre a besoin d’un lift ou d’argent. Et plus souvent qu’autrement, il y en a un qui finit par se sentir momentanément négligé dans le lot.
 
Ils mettent de la vie dans ma maison, bref. Parfois, il est vrai que j’apprécierais un peu moins de décibels, de traineries, d'argumentation et de problèmes existentiels.
 
Mais…
 
Quand je les vois réunis, autour d’un jeu ou occupés à la confection d’une recette (qui me laissera une tonne de vaisselle sale, mais passons…). Quand je les entends s’obstiner dans la bonne humeur ou se raconter des blagues plus ou moins douteuses…
 
Quand l’ainée trouve une façon originale de motiver fillette. Quand fiston répare miraculeusement le jouet de sa sœur.
 
Quand la complicité des deux sœurettes résonne dans toute la maison, avec des chants, des courses et des rires. Quand c’est le beau temps après la pluie en trente secondes…
 
Quand, chacun leur tour, ils expriment leur hâte d’accueillir le prochain et dernier membre de leur fratrie. Quand leur regard est ému devant mon gros bedon.
 
Quand, voyant que je suis « à boutte », ou simplement pour me faire une surprise, ils font équipe pour un grand nettoyage ou pour s’entraider.
 
Même, quand ils font front commun contre moi, la mère injuste ou gossante… Même, quand je me dis qu'ils ont contribué à quelques-unes de mes rides...
 
Je me souviens pourquoi ma vie a besoin de chacun d’eux. Je me rends compte que c’est lorsqu’ils sont tous près de moi que j’ai tout mon oxygène (même quand ils m’envahissent!)
 
Et je me dis qu’il y a de bonnes chances qu’ils continuent à former une bonne équipe, quand je serai partie. Malgré leurs différences, leurs divergences, leurs ascendances…
 
Eux, ils ne sont pas toute ma vie. Je ne voudrais pas leur faire porter la responsabilité de mon bonheur. Mais ils en sont le sel principal, l’élément qui fait qu’au milieu du stress et des aléas de la vie, je fini toujours par revenir à l’essentiel.
 
Nous. Notre famille. Bâtie à la base par moi, mais animée par eux.
 
Je leur ai donné la vie. Ils ont pimenté et cimenté la mienne.
 
Mes enfants xxxxx