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7 arguments que les enfants devraient laisser tomber

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Je ne sais pas si c’est pareil chez vous, mais ici, les enfants ont développé une passion douteuse pour l’argumentation. Oui, argumenter, remettre en question, rouspéter… Toutes les situations sont bonnes pour s’essayer.
 
Habituellement, quand leur phrase commence par « Oui mais… », ça sent la discussion interminable.
 
Ils ne le savent pas, mais j’ai développé en secret une liste noire d’arguments. Des phrases qui sont assurées d’une fin de non-recevoir chaque fois qu’ils les prononcent.
 
  1. Oui mais… C’est lui/elle qui a commencé
Même si c’était vrai, ce n’est tellement pas un prétexte crédible. Même les arbitres punissent toujours plus la réplique. Argument refusé par le tribunal domestique.
 
  1. Oui mais mes amis peuvent, eux!
Premièrement, on ne sait pas si c’est vrai (la plupart du temps, c’est plutôt un ouï-dire d’un gars qui connaît un gars qui a un cousin qui a déjà eu le droit de faire ça. Pour simplifier, les enfants disent « tous mes amis »). Et même si c’était vrai, ça ne change rien au fait que, par un hasard génétique, c’est nous, TES parents. Et chez nous, c’est nous qui décidons, pas tes amis.
 
  1. Oui mais je m’en allais le faire!
Habituellement, ça s’applique à une consigne non-exécutée à cause de laquelle on vient de monter le ton. Étrangement, quand on les prend en défaut, c’était toujours sur la prochaine chose sur leur liste. Ils sont écrasés sur le divan mais ils étaient sur le point de ramasser leur linge sale. On n’a vraiment pas le sens du timing, les parents.
 
  1. Oui mais je l’ai fait hier.
Quand cette charmante réponse fait suite à la question « Pourrais-tu vider le lave-vaisselle, s’il-te-plaît? », il est possible que la face nous tombe. Ah bon, tu l’as fait hier? So what?
 
  1. Oui mais j’ai pas fait exprès.
D’accord, pour celle-là, on doit parfois accorder le bénéfice du doute. Sauf quand ça devient un automatisme pour couvrir la nonchalance et/ou le manque de concentration. Et encore moins quand c’est pour expliquer que son bras a malencontreusement atterri dans le visage de son frère pour la 6e fois dans le même quart d’heure.
 
  1. Oui mais l’autre jour…
Des fois, les enfants oublient le sens du contexte. Ils peuvent prendre une phrase qu’on a déjà dite et ressortir ça des mois plus tard quand ça fait leur affaire. Ou alors nous remettre sous le nez quelque chose qu’on a pu faire dans une tout autre situation.
 
  1. Oui mais tu dis toujours non.
Le cerveau d’un enfant a ceci de particulier qu’il retient juste ce qui fait son affaire… mais peut généraliser quand ça ne fait pas son affaire. C’est ça, la mémoire sélective.
 
 
Il n’y a pas juste du négatif à l’argumentaire. Savoir questionner, c’est un atout dans la vie. À nous parents d’apprendre à fermer une discussion tourne en rond. Et pour ça, rien ne vaut un bon détecteur à arguments bidon. Un outil aussi surnommé : l’instinct parental.