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Ce qu’on montre de nos enfants sur les réseaux sociaux: matière à procès ou pas?

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Ça fait un moment que plusieurs s’y attendaient (j’en suis). Tout ce qu’on publie sur les réseaux sociaux sur un enfant peut se retourner contre nous. Une jeune Autrichienne a fait le pas, poursuivant ses parents qui ont partagé dans les 500 photos d’elle enfant sur Facebook avec leurs très nombreux « amis ». Lors des changements de couche, nue dans son lit ou sur le pot, par exemple.
 
 
Plusieurs disent qu’elle n’a qu’à demander à ses parents de retirer lesdites photos de Facebook. Elle mentionne l’avoir fait, mais que son père (auteur des photos) a refusé, alléguant qu’il en possédait les droits.
 
La jeune fille exagère-t-elle les dommages que ces photos lui causent? Les parents minimisent-ils leur impact? Chacun son opinion. Mais bonjour l'ambiance dans les réunions de famille...
 
Perso, je me dis que les parents devraient retirer les photos. Ça ne leur porterait aucun préjudice et ça améliorerait les relations familiales, j’espère.
 
Je tente de ne juger aucun des partis. Je comprends la fierté des parents qui partagent des moments de vie de leur progéniture (je le fais moi-même). Je comprends aussi la gêne que ce genre de publication peut occasionner à des jeunes. 
 
C’est pourquoi je réfléchis avant de partager une photo. Mes aînés choisissent celles que j’ai le droit de « poster ». Pour bébé, c’est évidemment plus dur de savoir son avis… Alors je règle mes paramètres de confidentialité. Et je ne partage pas de changement de couches et compagnie.
 
Ce qui ne me met pas à l’abri d’une poursuite future! 
 
J’espère juste qu’avant de nous rendre en Cour, on saura se parler et que je n’aurai qu’à effacer (même si rien n’est jamais totalement effacé sur le Web…). Et surtout, que je saurai m’excuser auprès des enfants si j’ai gaffé à leurs yeux…
 
Le plus sur serait évidemment de ne rien partager du tout. Mais nous sommes des humains, fiers de nos enfants et nos proches aiment en général recevoir des nouvelles et des photos. Par courriels alors? Le problème reste le même. La question du  consentement et la possibilité que le destinataire copie et partage.
 
Alors on fait tous et toutes notre mieux, sur Facebook comme dans les milliers de décisions que nous prenons pour nos enfants jusqu’à leur majorité.
 
Je me demande toutefois si un jour, de tierces personnes ne poursuivront pas des parents, au nom de leurs enfants handicapés, ou en celui des grands-parents ayant perdu des facultés? Ceux qui ne peuvent donner leur consentement éclairé sur ce qui se dit ou est montré d’eux…
 
En attendant que quelqu’un trouve la solution idéale, on peut se baser sur le vieil adage « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent ».
 
Et souvenons-nous que nos enfants liront un jour nos statuts Facebook et qu’il faudrait prendre certaines résolutions!
 
Dites-moi votre avis. Ce qu’on montre de nos enfants sur les réseaux sociaux: matière à procès ou pas?