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Ces parents qui laissent tout faire

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La situation vous est sûrement déjà arrivée: Vous êtes dans un endroit public, un événement social ou une activité avec plein d’autres personnes. Vous remarquez qu'il y a un enfant qui déplace beaucoup d'air. Il crie sans arrêt, il tape sur quelque chose à répétition, il bouscule les autres, grimpe, saute, tâtonne, etc.Jusque là, tout va bien : C’est un enfant. Crier et mettre le trouble, c'est un instinct naturel. Des enfants comme ça, on en voit à chaque jour et on en élève nous-mêmes des pareils à la maison.

 

Sauf que la suite logique, ce serait… qu'un parent intervienne. Qu’il lui fasse simplement comprendre de se calmer le pompon, de faire moins de bruit, de changer son comportement ou de respecter les autres autour. Juste un petit signe, un petit mot, n’importe quoi.

 

Mais non. Le parent est là à regarder son enfant hurler, avec un sourire niais. Il ne fait rien. Pas même un petit geste pour dire: Hey, baisse le ton, les gens écoutent le spectacle.

 

Une parenthèse ici: Vous allez me dire « C’est peut-être un enfant différent, un enfant à besoin particulier? ». J’en côtoie assez pour connaître leur réalité et développer une solidarité émotionnelle avec les parents. Mais dans ce cas-ci, non, ce n'est pas un enfant différent. C'est un enfant qui agit comme n'importe quel enfant... mais qui n'a droit à aucun encadrement.On ne croise pas ce type de parent jello chaque jour, mais quand ça arrive, je me pose toujours des questions. Mais pourquoi ne réagit-il pas? J'ai quelques hypothèses:

- Il est malentendant et/ou non-voyant.

- Dans ses valeurs familiales, être gossant est une activité encouragée.

- Il est absolument impensable de brimer son enfant alors qu’il s’adonne à l'exploration de son univers.

- Ce parent est vraiment à boutte et ne réagit plus à rien.

- Le reste du monde ne le concerne pas.

- Autre chose qui m'échappe…Avouez que parfois, ça nous dépasse, hein? On ne veut pas toujours tomber sur la tomate de nos enfants pour un rien. On chiale assez souvent dans notre vie, aussi bien en laisser passer quand on peut. La règle habituelle est toujours celle des trois « S » : On intervient quand ça touche la santé, la sécurité ou le savoir-vivre.

 

Ces pour ça qu’à la maison, on peut parfois laisser hurler les enfants, les laisser sauter et conquérir leur monde imaginaire. Parce que ça ne dérange personne (à part nos oreilles, mais bon…). Soyez mous chez vous, on s’en fout.

 

Mais en société, des fois, une intervention parentale n’est pas un luxe. Pas besoin d’attendre ses 18 ans pour inculquer une première conscience sociale à son petit Roi.

 

C’est vrai, il n'y a pas de façon parfaite d'élever un enfant. On fait juste de notre mieux.

 

Il n'y a pas de notes, pas de bulletin, pas d'évaluation, dans le métier de parent. Une chance, parce que certains feraient peut-être baisser la moyenne du groupe. ;-)