PUBLICITÉ

Comment gérer les chicanes inutiles

Familles d'aujourd'hui image article
Dès qu’on a deux enfants ou plus, on passe une bonne partie de notre vie à régler des chicanes.
 
Pour un frère et une soeur, chaque minute qui passe risque d’emmener une nouvelle raison de se disputer. Vous pouvez voir leurs raisons préférées ici.
 
Mais alors, comment règle-t-on ça, des chicanes frère/sœur?
 
Au départ, quand on est encore patients (et naïfs), on prend ça au sérieux. On joue au juge qui écoute attentivement les causes, qui questionne tous les témoins, qui soupèse les arguments et qui, après délibération, rend un verdict réfléchi. Nous aimons être ce parent constructif, qui trouve des solutions sensées tout en glissant au passage une petite leçon de morale.
 
Évidemment, cette façon de régler les conflits ne dure jamais longtemps.
 
Parce que 10 minutes après la première cause, il y en a une deuxième semblable qui va revenir. Imaginez si un juge retrouvait éternellement devant lui à la cour les deux mêmes plaignants, avec la même cause et les mêmes plaidoiries. Chaque jour. Chaque heure. Il pourrait virer fou et devenir dangereux avec son marteau.
 
C’est un peu ce à quoi sont soumis les pauvres parents. Les mêmes chicanes recommencent sans cesse, comme un jour de la marmotte.
 
C’est pourquoi lors des conflits suivants, la patience et l’écoute prennent parfois le bord.
 
Vient donc la méthode Salomon. On écoute les récriminations de chaque côté et on tranche à peu près moitié-moitié. Personne n’est perdant, mais personne n’est vraiment content.
 
Puis plus tard arrive la méthode « mauvaise foi ». Quand on est vraiment tannés d’entendre des chicanes stériles et inutiles, quand ça ne mène nulle part et qu’on sait que tout ce qu’on dira ne servira à rien, on juge les deux parties coupables. Et vlan, les conséquences. C’est ce qu’il en coûte de troubler la paix parentale pour des peccadilles.
 
Une autre façon de gérer les conflits, c’est celle de la statue de cire. On ignore totalement ce qu’ils racontent et on les laisse régler leur différend entre eux. Ils pensent qu’on écoute, mais ce n’est qu’une façade. Notre esprit gambade quelque part dans un pré ensoleillé, loin de toutes ces jérémiades.
 
Le seul fait d’être là et de faire semblant d’écouter, c’est parfois assez pour les aider à résoudre leur guéguerre.
 
Et finalement, quand plus rien ne fonctionne, il reste la diversion tordue : Faire semblant de partir une dispute soi-même avec l’autre parent (quand il est là) sur à peu près le même sujet. Étrangement, les enfants arrêtent aussitôt leur conflit. Ce n’est pas vraiment politically correct, mais ça leur montre que quand les gens qu’on aime se chicanent, c’est vraiment désagréable.
 
Bref, il n’existe pas vraiment de façon parfaite de gérer des conflits. Surtout quand ils sont inutiles.
 
Allez, à la prochaine chicane!