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On fait baptiser bébé ou pas?

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La coutume, au Québec, veut qu’on fasse baptiser son poupon. Ce rituel permet de rassembler la famille autour du nouveau-né, en plus d’inscrire celui-ci dans la grande famille de Dieu. Mais on est bien forcé de constater que cette tradition s’essouffle… La plupart des parents ont envie de souligner l’arrivée de bébé, mais pas nécessairement d’une façon religieuse. Dis, chéri, on fait baptiser bébé ou pas? 

La présente génération de parents n’a pas réchauffé les bancs d’église en écoutant les homélies des prêtres ni égrainé des chapelets en récitant des Ave Maria.

Les couples sont pourtant nombreux à vouloir faire baptiser leurs rejetons. Mais qu’est-ce qui les motive exactement? Le souci de perpétuer la tradition? Leurs propres convictions religieuses? L’envie de faire plaisir à leur famille? Par ailleurs, existe-t-il des options pour ceux qui veulent organiser une fête sans cérémonie?

Histoire de famille

Pour les couples qui se proclament athées ou même agnostiques, la question du baptême ne se pose même pas. Mais, souvent, un membre de leur famille mettra le sujet sur la table. «Mon père me disait: “Qu’est-ce que ça change pour toi de faire baptiser ta fille? Ça prendra deux heures de ton temps et ça sera fini! Puis, si elle arrive devant saint Pierre et s’il lui demande si elle est baptisée, elle pourra dire oui et aller au paradis au lieu de se retrouver dans les limbes”», raconte Mélanie, la mère de Justine, une fillette de 14 mois. Pendant ce temps, sa mère lui répétait ad nauseam que, si elle ne faisait pas baptiser sa fille, celle-ci ne serait pas protégée par les anges...

Des couples mixtes

Avec la vague d’immigration qu’a connue le Québec ces dernières années, il n’est pas rare de voir des couples mixtes. L’amour ne connaît pas de frontières; mais qui dit cultures différentes dit souvent religions distinctes. Et l’idée d’organiser un baptême ou toute autre cérémonie religieuse entourant la naissance d’un enfant peut devenir un sujet de discussion animée dans le couple ou résulter d’un compromis entre l’un des deux parents.

«Je ne suis pas particulièrement croyante et encore moins pratiquante, même si certains membres de ma famille le sont, surtout mes grands-parents, confie Myriam, mère de Jules, un garçon de deux ans, et de Markus, quatre ans. Par contre, j’ai épousé un Haïtien et, pour lui, la religion est très importante. Nous avons eu deux garçons ensemble, et il voulait absolument les faire baptiser. Une chance que je n’avais pas d’objections majeures à cela, parce que ça aurait pu poser un problème!»

Les solutions de rechange

Les nouveaux parents qui sont embourbés dans un conflit de valeurs, qui ne s’intéressent pas à la religion ou qui veulent simplement faire plaisir à leur parenté sans pour autant agir contre leurs convictions personnelles peuvent souligner la naissance de leur enfant sans passer par le baptême traditionnel.

Voici quelques solutions de rechange:

Le baptême laïque: comme dans le cas du mariage, le baptême peut être animé par un célébrant laïque. Personnalisée, la célébration sera organisée en fonction des valeurs des nouveaux parents et de leur famille.

Une gigafête pour le premier anniversaire: pourquoi ne pas souligner en même temps la venue d’un enfant sur terre et son premier anniversaire en invitant la parenté et les proches? On peut en profiter pour se lâcher lousse côté organisation de la fête: envoi de faire-part, animation par des clowns, décoration, location d’une salle, buffet, musiciens… 

La célébration de la naissance: ce genre de fête peut prendre plusieurs formes mais, en gros, on réunit parents et amis à l’occasion d’une cérémonie qui accueillera le nouveau-né et qui présentera le parrain et la marraine spirituels, s’il y en a, de façon officieuse. (Notez qu’il faut se rendre chez le notaire pour qu’ils deviennent des tuteurs légaux.) Les parents peuvent aussi offrir un bref témoignage sur ce que cette naissance leur fait vivre, et les invités peuvent être appelés à contribuer à la fête en apportant un cadeau, un objet symbolique, une photo, etc.

Extravagante, modeste, chaleureuse, originale… peu importe la forme que prendra la cérémonie, l’important, c’est d’imaginer une fête qui nous ressemble et qui rassemble les gens que nous aimons, parce que cet événement marque l’arrivée de notre enfant dans la famille et sur la terre, et que c’est un très beau souvenir à conserver dans le tiroir de notre mémoire!

Des rituels

Au cours de la cérémonie du baptême qui se déroule à l’église, le prêtre utilise plusieurs symboles pour accueillir l’enfant dans la grande famille de Dieu, comme la bougie, l’huile et l’eau (versée sur la tête du bébé). Pour ceux et celles qui préfèrent organiser une fête de bienvenue sur la terre, voici quelques rituels qui peuvent être employés:

Plantez un arbre: cela symbolise et souligne la venue d’un nouvel habitant sur la planète. L’arbre et l’enfant pourront ensuite grandir ensemble.

Lâchez des ballons dans le ciel: des souhaits peuvent aussi être attachés au ballon. (Soulignons tout de même que ce n’est pas un rituel des plus écologique.)

Procédez à une envolée de colombes: un tel geste symbolise la liberté que l’on souhaite offrir à son enfant.

Demandez aux enfants invités de contribuer à la fête en apportant un dessin (à afficher sur place), une fleur (pour en faire un bouquet) ou un de leurs jouets (qu’ils veulent offrir au bébé).

Réunissez la famille recomposée: il est bon d’inclure dans la cérémonie les enfants nés d’unions précédentes. Cela permet d’unir symboliquement la nouvelle famille.

Faites signer un livre de cérémonie: des souhaits ou des photos des invités peuvent être recueillis. Cela constituera un beau souvenir pour l’enfant.

 

Source: Célébrons la naissance de bébé, Chantal Dauray, Éditions Publistar, 2009, p.41.