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La lenteur d’exécution

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Les enfants ne vivent pas toujours dans le même fuseau horaire que nous. Dans leur monde, le temps n’a pas la même consistance.
 
Il arrive qu’ils soient trop vite pour nous. Genre, quand ils décident de se sauver dans un endroit public. On doit parfois leur rappeler de ralentir un peu, de marcher au lieu de courir ou de prendre le temps de mastiquer avant d’avaler leurs croquettes.
 
Mais la plupart du temps, c’est le contraire. Ils font les choses à leur rythme. Et surtout : quand ça leur tente.
 
Mais j’y pense, peut-être que nos petits problèmes de gestion domestique ne sont qu’une question de délai d’exécution? Oui, toutes les consignes qu’ils oublient ou qu’ils font exprès d’ignorer, si c’était seulement une question de temps?
 
C’est ce qu’ils essaient de nous faire croire, en tout cas. Qu’ils ont seulement un échéancier différent pour ramasser leur linge qui traîne par terre.
 
D’ailleurs, quand on leur tombe sur la tomate, il n’est pas rare d’entendre résonner des défenses comme :
 
« Oui oui, je le sais… » ou «  C’est ça que j’allais faire! »
 
Voilà. C’est peut-être juste leur lenteur d’exécution qui complique les choses. C’est sans doute la même raison qui les pousse à attendre pour refermer une porte d’armoire ou pour tirer la chasse dans la salle de bain.
 
Le pire, c’est quand nous on est dans un moment de grande urgence, où on gère trois dossiers à la fois pour espérer de pas être en retard. Et en se retournant, on voit un préado affalé dans le divan en bobette (on part dans 3 minutes) avec une tablette électronique.
 
« Oui oui, je m’habille! »
 
Tiens, la petite veine qui frétille sur notre front… Un autre symptôme de leur lenteur d’exécution.
 
J’ai bien peur que tout ça soit un avant-goût de la procrastination. L’art de remettre à plus tard ce qu’on n’a pas le goût d’entreprendre. Si c’est le cas (et j’en sais quelque chose), c’est incurable.
 
Et pour ça, aussi bien m’habituer… tout de suite.