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Voilà pourquoi on n'a plus le physique d’antan

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Est-ce que le fait de devenir parents a changé quelque chose à votre corps? Bon, je devine que pour les mères, la grossesse et l’accouchement ont quand même eu un petit impact sur le physique. Mais au-delà de ça, il y a des effets secondaires à vivre avec des enfants. Ça nous magane pas mal.
 
Me semble que mes premiers cheveux gris sont apparus en même temps que ma paternité.
 
Si notre vue baisse, c’est parce qu’on n’a que deux yeux qui doivent faire la job de surveiller sur 360 degrés. On dit souvent que les parents doivent avoir des yeux tout le tour de la tête. Avec des enfants préscolaires, le burn-out visuel nous guette.
 
Nos deux bras sont un peu plus flasques parce qu’ils ont fait le travail d’au moins quatre membres, au cours des ans. Ils ont servi de siège, de mobilier, de moyen de transport, ils ont poussé, tiré, soulevé et servent régulièrement de corde de tarzan pour les enfants.
 
Les mains maganées, vous dites? À force de nettoyer des substances bizarres, des couches aux dégâts variés. Les mains font plus de lunchs, frottent, nettoient, réparent, donnent le bain. Et elles servent de filet de sécurité quand vient le temps de traverser la rue avec les petits.
 
Nos oreilles sont moins efficaces qu’avant. Des cris de joie ou de démence à deux centimètres des tympans, ça use. Des fois, je soupçonne nos oreilles de juste vouloir nous aider à ne plus entendre les chicanes et la pagaille de la fratrie.
 
Le souffle est plus court avec notre vie trépidante et nos 82 activités hebdomadaires. La routine est sensée nous aider à organiser notre vie, mais elle sert surtout à nous étouffer la liberté.
 
Notre voix doit avoir perdu de son intensité, parce que c’est bien rare que nos consignes se rendent aux oreilles des enfants du premier coup. Ou alors nos cordes vocales émettent sur une fréquence que les enfants n’entendent pas.
 
Nos pieds ont été meurtris par des Légos égarés. Et ils se font écraser régulièrement par des enfants trop enthousiastes.
 
Notre nez a perdu beaucoup de ses facultés par un réflexe d’auto-défense. Tsé, les couches…
 
Notre cœur souffre dorénavant d’arythmie intermittente : il s’emballe à chaque fois qu’un enfant fait une cascade un peu périlleuse.
 
Notre visage a pris une ridule à chaque fièvre des enfants, à chaque bobo, à chaque inquiétude. Pas étonnant qu’il soit plus fripé qu’avant.
 
Mais le pire, c’est le cerveau. Depuis que nous sommes parents, notre cerveau a perdu la faculté de s’éteindre. De se mettre à Off. Il est toujours en train de penser, d’organiser ou de s’inquiéter.
 
Oui, être parent a vraiment été dur sur le physique. Mais vous savez quoi? Si le corps est magané, notre âme, elle, n’a jamais été aussi heureuse et bien portante.
 
Parce que rien de tout ça n’est assez sévère pour nous faire perdre le sourire. Le bonheur familial, c’est dans la tête.