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La simplicité volontaire à Noël? Oui, c'est possible!

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Noël et cie

Noël est désormais synonyme de consommation. La majorité des enfants ont, en effet, de grandes attentes et une longue liste de cadeaux. Mais leur rend-on service en répondant à tous leurs caprices? Peut-on plutôt profiter de cette fête pour leur inculquer des valeurs telles que la simplicité volontaire? C'est possible, mais ça requiert courage, patience et cohérence.

Les besoins et désirs des êtres humains sont immenses. Tenter de combler tous les souhaits de nos enfants est une entreprise aussi vaine que destructrice. Alexandre Letzelter, psychologue, le constate couramment dans sa pratique: «Je reçois des adultes très fortunés qui possèdent plusieurs propriétés, des voitures de luxe, etc. Mais le bonheur leur échappe malgré cela, et ils sont malheureux. Pourquoi? Parce que la société de consommation nous martèle jour après jour, par l'entremise de la publicité, que le fait de posséder tel article nous rendra heureux.

Alors, on s'imagine qu'avoir est plus important qu'être. Mais l'avoir ne répond pas à notre besoin d'exister.» À partir de ce constat, on peut remettre en question quelques-uns de nos comportements en tant qu'adultes et parents. Si nous sommes de grands consommateurs, il nous sera difficile de faire comprendre à nos enfants les bienfaits de l'être plutôt que ceux de l'avoir! Pourtant, faire comprendre à nos jeunes que, dans la vie, on ne peut tout avoir est l'une des leçons essentielles à intégrer à leur éducation afin que nos petits amours deviennent des adultes heureux.

Prêcher par l'exemple

Les parents qui décident de prendre le taureau par les cornes et de stopper l'épuisante course à la consommation se frotteront assurément à la frustration de leurs enfants. Ils devront être capables de faire face à l'amour-haine de leurs petits. «Si le désir ultime des parents est de rendre leurs enfants autonomes, ils auront plus de facilité à amener leurs petits vers des valeurs comme celles qui sont véhiculées par la simplicité volontaire», soutient M. Letzelter. Et pourquoi devrions-nous changer nos habitudes et tenter de moins consommer? Surtout à Noël?

Sans entrer dans le prêchi-prêcha, nous savons tous que la nature se meurt parce que nous surconsommons et que nous la maltraitons. Noël – qui est la fête par excellence de la surconsommation – pourrait justement devenir le moment idéal pour se poser des questions et discuter avec nos enfants de tous ces enjeux. «C'est tout un défi, parce qu'on nous dit que c'est impossible de faire autrement que de consommer. Pour les parents, l'enjeu est de taille, mais il est possible de prêcher par l'exemple et d'apporter des changements à notre propre façon de consommer», précise le psychologue.

 

 Page 2 | Avec les ados: mission impossible?