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Ces gens qui sont toujours à la dernière minute

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Dans la vie, il y a des gens qui sont toujours à la dernière minute. Dans tout. Ce n’est pas qu’ils le font exprès, ça arrive juste comme ça, pour un tas de bonnes et mauvaises raisons. Ils sont à la dernière minute pour partir quelque part, pour s’organiser, pour magasiner, etc. Et bien sûr, ils sont à la dernière minute pour les fêtes.
 
J’ai utilisé la 3e personne du pluriel dans le paragraphe précédent dans un élan de déni volontaire. Je peux m’inclure aisément dans cette catégorie des gens de dernière minute. En fait, je nous considère comme des « retardataires structurés ».
 
Oui, c’est un art de réussir à naviguer à son aise sous la contrainte du sablier. Dans certains cas, ça favorise même l’efficacité. Je suis comme ça dans certaines sphères de ma vie. Ce n’est pas une fierté, mais avec les années, on apprend à se connaître. La pression d’avoir le mur à quelques pouces du visage, ça me stimule.
 
Mais il faut avouer que ce n’est pas la meilleure méthode pour avoir l’esprit en paix. Attendre à la dernière minute pour tout faire, c’est un jeu dangereux. Et quand ça foire, c’est le festival des mauvaises excuses.
 
Il y a des gens qui ont toujours été bien organisés, qui ont toujours tout planifié d’avance… jusqu’à temps qu’ils deviennent parents. On le sait, avoir des enfants, c’est vivre dans un monde rempli d’imprévus et de mauvaises surprises. On a beau prendre de l’avance sur notre horaire, un dégât, une crise de bacon ou une gastro, ça te ramène les compteurs à zéro assez vite.
 
D’ailleurs, les enfants vivent dans un espace-temps bien à eux : le moment présent. Planifier, pour eux, c’est assez abstrait. On essaie de leur inculquer cette habitude pour les travaux scolaires ou les projets, mais en général, ils sont plutôt du genre insouciant. Chez nous, si je dis « on part dans 5 minutes », les enfants entendent « on part dans 5 éternités ».
 
Quand on est une personne rationnelle et organisée, ça ne doit pas être toujours facile de vivre avec quelqu’un qui a adopté le style de vie « dernière minute ». Vous avez beau vanter les mérites de prendre de l’avance, les gens moins pressés auront toujours mille excuses pour ne pas réussir à suivre votre rythme.
 
Oui, magasiner à la dernière minute coûte plus cher. Partir à la dernière minute, c’est courir plus de risques d’être en retard. Manger à la dernière minute, c’est habituellement manger moins bien. S’habiller à la dernière minute, ça donne moins de temps pour s’apercevoir des faux plis ou de la tache sur sa chemise. Il y a toujours plus d’inconvénients que d’avantages à être à la dernière minute.
 
Alors, pourquoi ne finit-on pas par apprendre notre leçon? Parce que c’est comme ça. On ne craint tellement plus le temps qu’on le nargue, comme un adversaire inoffensif. Une fois de temps en temps, c’est lui qui gagne la manche. Et on a l’air fou.
 
Bravo à celles et ceux qui sont prêts depuis longtemps pour les fêtes. Ceux qui n’auront pas besoin de faire un arrêt à la SAQ le soir du party, qui ont déjà planifié tout leur horaire des vacances et qui savent déjà ce qu’ils vont mettre au jour de l’An.
 
Et pour nous, les autres, on se souhaite bonne chance.