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L'empreinte écologique d'un nouveau-né

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Ceci n'est pas un jugement. C'est un constat. Un polaroïd d'une situation bien désolante mais presque inévitable à certains égards. 

L'idée m'est venue d'écrire sur le sujet après avoir changé ma petite dernière de 3 mois, 3 fois de couches dans l'espace de 10 minutes!

Je me suis mise à réfléchir sur l'empreinte écologique qu'un nouveau-né, bien malgré lui, peut laisser sur la planète dans les premières semaines de vie.


Voici les faits:

- Attirail du nouveau-né: Maxime est celle qui a le plus de bagage quand on se déplace. Poussette, chaise d'appoint, couvertures, vêtements de rechange...ce qui nous oblige parfois à voyager avec deux voitures!

- Les couches: quand on utilise comme la majorité des gens des couches jetables, force est de constater que nous contribuons grandement à la pollution de notre planète. Quand on sait que ça prend de 300 à 500 ans pour une couche à se décomposer... un nouveau-né se fait changer au moins 6 à 7 fois par 24 heures...je n'ose même pas faire le calcul!!! 

Petite parenthèse ici: saviez-vous qu'il est interdit de jeter des excréments humains aux poubelles? C'est même écrit noir sur blanc sur les sacs de couches que vous achetez. Il faudrait mettre les cacas de nos enfants à la toilette avant de jeter la couche à la poubelle. Combien d'entres vous le faites?

- Renouvellement de la garde-robe: les nouveaux-nés grandissent à la vitesse grand V, ce qui implique qu'aux 3 mois et même moins dans certains cas, on doit mettre de côté des vêtements qu'ils n'ont portés que quelques rares fois. (ma fille a grandit de 11 cm en 2 mois, pas surprenant que je passe mon temps à discarter des pyjamas qui ne lui font plus).

- Le lavage: rares sont les bébés qui passent une journée entière sans se changer deux ou trois fois. Pyjamas mouillés par la bave excessive, lait caillé, débordement de couche; avec un nouveau-né, il faut faire au moins une brassée par jour!

-Le lait non bu: les bébés allaités n'ont pas ce problème, mais ceux qui boivent au biberon ne finissent pas toujours leur bouteille. Difficile d'évaluer exactement combien d'onces de lait bébé va ingurgiter à chaque boire.

 

Petits gestes simples pour réduire cette empreinte:

- Utiliser des couches lavables: Si j'avais su à l'époque que j'aurais quatre enfants, j'aurais probablement investi dans l'achat de couches lavables. Il y a 8 ans, il n'y avait pas encore de subventions pour les parents utilisateurs de couches lavables et je trouvais le montant élevé. Évidement, je trouvais aussi la tâche de travail énorme alors égoïstement, j'ai opté pour les couches jetables. Mais je dois vous avouer bien humblement que je me sens coupable chaque fois que je jette une couche à la poubelle.

- Réduire les brassées de lavage: Comme vous le savez, j'ai, avec ma soeur, une compagnie d'accessoires pour bébé qui s'appelle glup. Nous avons mis sur le marché un foulard-bavoir qui a été adopté par plusieurs parents au fil des ans. Je vous en parle ici parce que ce petit bout de tissu m'a tellement fait sauver de lavage que c'est devenu un incontournable pour moi et mes bébés. En effet, le foulard-bavoir protège les pyjamas contre la bave, les taches de lait caillé, la morve et permet aux bébés de garder leur pyjama propre toute la journée. En plus d'être un accessoire mode, il est pratique et écologique!

- Pour ce qui est de la garde-robe, je crois que le meilleur moyen de réduire la consommation extrême est de donner au suivant. Bien sûr, on peut garder les vêtements pour les enfants qui vont suivre mais il est aussi possible de se les passer de famille en famille. Chez nous, j'ai eu la chance de faire porter à mes garçons les vêtements que leurs deux cousins de Québec avaient portés et je les ai moi-même donnés à des voisines par la suite. On peut dire que ça c'est du bon recyclage.

-On peut faire la même chose avec les équipements sportifs. Les vélos, chaussures de soccer, bottes de ski, skis, raquettes de tennis et j'en passe, n'ont pas le temps de s'user en une seule saison. Vive les ventes de garage!!! 

Ce n'est que la pointe de l'iceberg de la réelle empreinte écologique laissée par le nouveau-né dès son arrivée sur notre merveilleuse planète. Je ne suis pas le meilleur exemple de simplicité volontaire, mais je crois que de soulever le problème c'est y réfléchir. Si chaque jour on s'engage à poser un geste qui réduira cette empreinte écologique, c'est un héritage meilleur qu'on laissera à nos enfants et futurs petits-enfants!

C'est permis de rêver et d'espérer faire une différence!