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Chéri, c’est à ton tour

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Si vous élevez vos enfants en couple, êtes-vous du genre à calculer c’est au tour à qui de se lever ou de divertir les enfants? Et vous arrive-t-il d’essayer d’échanger votre tour contre un autre service?
 
Quand vient le temps de négocier avec sa douce moitié, c’est comme un marché boursier parental. Oui, les tâches ont un taux de change.
 
Ça commence très tôt, avec les nouveau-nés. Avouez que vous vous êtes déjà posé la question, une de ces nuits : C’est à qui le tour de se lever? Une maman qui allaite part déjà avec un désavantage, c’est vrai. Mais même plus tard, lors des frayeurs nocturnes ou des épisodes de fièvres, c’est une source de négociations ardues. Sur la bourse parentale, le sommeil vaut de l’or. Surtout dans le premiers mois.
 
La valeur d’un lever en pleine nuit fluctue en fonction des circonstances. Qui s’est levé la  nuit passée? Qui travaille ce matin? Qui pourra dormir plus tard demain? Qui fait la plus grosse baboune?
 
Les changements de couches aussi offrent matière à discussion. Dans un monde idéal, ce serait chacun son tour. Mais la vie n’est pas aussi linéaire et le changement d’un gros numéro deux peut devenir une cause de fortes négociations, dans un couple.
 
Surtout quand ça arrive au milieu d’un souper entre amis ou dans un endroit public. Quand c’est toi qui se tape le changement de couche Premium, tu peux essayer de négocier un allègement dans les heures suivantes. Y’a des couches qui valent plus cher que d’autres.
 
Les plus rusés essayent de calculer le cycle du système digestif du bébé afin de profiter des couches plus faciles. Mais c’est aussi scientifique que de lire l’avenir dans la purée de courge.
 
Et sur la bourse parentale, les échanges continueront pendant des années. Qui va les chercher au service de garde? Qui raconte l’histoire le soir? Qui donne le bain? Qui va surveiller le petit dans la salle de jeu du resto pendant que l’autre termine son repas? La rencontre de parents à l’école, qui y va? Me semble que c’était moi la dernière fois, non?
 
Même chose pour les pratiques de sport. C’est à ton tour, chérie? La dernière fois, c’est moi qui me suis tapé la pratique du dimanche à 7h du matin.
 
Quand les enfants commencent à avoir une vie sociale, il faut aussi jouer au taxi.  Aller les reconduire chez leurs amis, ça vient habituellement avec le contrat d’aller les rechercher (quoique des fois, on pense à les oublier là…). Chéri? C’est à ton tour.
 
Et le rendez-vous désagréable, comme chez le dentiste, qui se tape ce beau moment?
 
Même au quotidien, quand une crise survient ou que les enfants mettent le trouble, c’est toujours utile d’être deux parents pour gérer ça. Soit avec le concept du Bon Cop/ Bad Cop, ou simplement question de faire redescendre la pression quand ça va très mal. « Vas-y toi, parce que moi je vais les embarrer dans le garde-robe! »
 
Bref, comme dans toute transaction, l’idéal est de négocier de bonne foi. Mais dans certains couples, malheureusement, la demande dépasse l’offre et le marché perd son équilibre. C’est là que les des gens ont l’impression de s’être fait avoir et décident de se départir de leurs actions de couple.
 
Ne vous rendez pas là. Établissez un taux de change satisfaisant pour les deux parties et négociez avec honnêteté. Parce que le bonheur familial a une grande valeur. En fait, il pas de prix.